La Nouvelle Tribune

Compétitivité économique dans le monde : les Etats-Unis premiers, la France Vingt-huitième

Espace membre

L’Institute for Management Development (Imd)  a publié, le week-end dernier, son rapport annuel sur la compétitivité économique. Le rapport révèle une faible performance économique de la France et la classe au 28ème rang, pendant que les Etats-Unis, 2ème l’année écoulée, ravissent la vedette à Hong Kong, en lui prenant la premier place.

La compétition économique née de la mondialisation est rude, et plusieurs pays européens peinent toujours à retrouver leur marque. Le dernier rapport de l’Institute for Management Development, basé à Lausanne, illustre bien la situation. Au total, soixante économies sont étudiées.  D’après ledit rapport, ce sont les Etats-Unis qui sont désormais les champions de ce combat économique de gladiator, où les pays en voie de développement n’ont pas leur place. Deuxième derrière Hong Kong dans le classement de l’année dernière, l’économie américaine est ressuscitée de ses cendres. D’après le rapport, cette performance économique est due au rebond financier du pays, à l’abondance d’innovations technologiques. Mais, surtout grâce  au dynamisme du secteur privé. Si les Américains peuvent se frotter les mains, pour avoir confirmé leur suprématie économique à travers ce rapport, la France, elle, peine à s’imposer. Car, «le pays perd sa position dominante et son poids compétitif», a estimé le rapport qui la classe au 28ème rang derrière plusieurs pays européens dont, entre autres, trois dans le top 10 – la Suède (4ème), la Norvège (6ème), l’Allemagne (9ème). Par ailleurs, le Luxembourg, quant à lui, est logé au 13ème rang, les Pays-Bas au 14ème, l’Irlande au 17ème rang, l’Angleterre au 18ème rang. La Finlande, l’Autriche ou encore la Belgique n’ont pas non plus démérité. De l’autre côté de l’Asie, la Chine grimpe de deux points, comparativement au rapport précédent, pour se hisser à la 21ème place. Selon Imd,  la raison de cette descente en enfer économique de la France, est liée aux politiques d’austérité menées dans ce pays. Ainsi, l’Imd estime que les reformes structurelles paraissent inévitables, mais la croissance reste un pré-requis pour la compétitivité. De plus, la violence des mesures d’austérité crispe trop souvent la population. Or les pays ont besoin de cohésion sociale pour redevenir prospères».

Mais la France n’est pas le seul pays à perdre quelques places ; il y a aussi l’Inde (40ème), le Brésil (51ème) et l’Afrique du Sud (53ème) qui sont dans le même cas de figure. Ce qui montre que leurs économies restent très dépendantes du redémarrage de l’économie mondiale… ce qui n’est pas pour demain.