La Nouvelle Tribune

Affaire privatisation de l’Industrie du Bois du Bénin : le Bénin a perdu environ deux milliards de francs Cfa

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C’est un business à perte. Le gouvernement Béninois serait-il en train de refuser de gagner des ressources pour mieux faire face aux différents besoins de l’heure ? Plus de deux milliards  de Fcfa seraient-ils si insignifiants aux yeux des autorités béninoises, au point où sa perte n’interpelle personne, alors que des microprojets de jeunes diplômés sans emploi, décidés à s’auto-employer, dorment dans les tiroirs ? En effet, depuis trois ans, la filière du bois teck, qui pourrait, comme toute autre ressource, renflouer les caisses de l’Etat pour lui permettre de se donner les moyens matériels de sa politique et lui éviter d’être trop tourné vers l’extérieur pour la mobilisation des ressources financières du Bénin, semble être oubliée. En outre, le bois est vendu à perte. Ceci, à travers un contrat de privatisation de la société de l’Industrie du Bois du Bénin (Ibb), une ancienne filiale de l’Office national du bois (Onab). Privatise-t-on  une société pour perdre des ressources financières? C’est plutôt incompréhensible, mais c’est la réalité. Ceci, parce que, dans les clauses du contrat de privatisation, la cession du mètre cube du bois teck est à  51.000 fcfa à l’Ibb qui est déjà exonérée de Tva. Pendant que dans certains pays de la sous-région, ce même bois, avec une qualité inférieure, est cédé à plus de 100.000 fcfa le mètre cube. Tout calcul fait,  sur trois ans qu’a duré le premier exercice dudit contrat, il se dégage une perte globale d’environs deux milliards pour le Bénin. A suivre pour les détails…