La Nouvelle Tribune

Collèges Notre Dame des apôtres et Père Aupiais: Départ de près de 30 meilleurs enseignants

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Le deuxième trimestre de l’année 2017 commence mal pour l’encadrement des élèves au Cours secondaire Notre Dame des apôtres et au Collège catholique Père Aupiais de Cotonou qui devront subir un départ massif de leurs enseignants les plus expérimentés. Signe patent, s’il en est, d’un malaise dans ces établissements.

Le récent concours de recrutement au profit de l’enseignement maternel, primaire et secondaire emporte une vague d’enseignants en service au Cours secondaire Notre Dame des apôtres de Cotonou et au Collège catholique Père Aupiais de Cotonou, et ce en pleine année scolaire. Ils sont près de 30 professeurs, en effet, dont une quinzaine de permanents admis à ce concours. Le nombre d’années d’expérience pour chacun de ces derniers, est d’au moins 15 ans. Il y a, apprend-on de sources proches des enseignants sur le départ, des professeurs qui ont bouclé deux décennies d’enseignement. Ayant commencé leur carrière depuis l’époque de la rétrocession des collèges confessionnels au clergé catholique. On apprend même qu’au Cours secondaire Notre Dame des apôtres, il y a une matière où ce sont trois(3 )sur quatre (4) professeurs certifiés qui s’apprêtent à partir. Dans d’autres disciplines, c’est le meilleur qui prend son départ. Et visiblement, la saignée va continuer.

Une telle situation dans ces prestigieux établissements secondaires privés, pour ne pas dire les meilleurs collèges du Bénin, soulève beaucoup d’interrogations et l’on se demande si ce n’est pas là un début de confirmation d’un certain nombre de rumeurs. Lesquelles rumeurs faisaient état de malaises dans ces écoles.

Malaise et grogne

Entre autres, on parle de mauvaise gestion des ressources humaines et surtout de gestion hasardeuse, voire patrimoniale des ressources financières. Il serait de mise dans ces deux collèges, un système de gaspillage des fonds qui ne permet pas d’assurer de meilleures conditions de vie aux enseignants qui se plaignent de traitement salarial en dessous de leurs diplômes et compétences. Actuellement, il nous est revenu qu’il est mis en application dans l’un de ces établissements, deux grilles salariales dont l’une, d’ailleurs celle que cet établissement s’apprête à généraliser bientôt, fixe le seuil à 144.000 FCfa, bien en dessous du traitement salarial de leurs collègues de la Fonction Publique. Aussi, avait-on appris, l’arrêt depuis 3 ans de la couverture sanitaire des enseignants dans l’un de ces collèges au profit d’un nouveau système de mutuelle de santé géré par une structure qui serait en faillite vis-à-vis des centres de santé concernés. Nos sources nous informent également des cas de détournements de fonds qui auraient servi à la construction d’écoles privées et de maisons d’habitation à louer. Et ce sont les enseignants qui, dans l’obligation morale de toujours donner le meilleur d’eux-mêmes pour maintenir le flambeau de meilleurs établissements, font les frais. S’ils ont désormais des portes de sortie et s’en saisissent, et ce, en pleine année scolaire, cela sent mauvais pour la réputation de ces collèges où déjà l’effectif des élèves serait en baisse. Les autorités ecclésiastiques au plus  haut niveau de l’Eglise catholique au Bénin ont absolument leur mot à dire dans une telle circonstance pour clarifier et sauver les meubles