La Nouvelle Tribune

Les «Houézèhouè» pour une nouvelle ère politique

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(La Rb et la majorité resserrent  leur lien) «La Renaissance du Bénin au service de la nation aujourd’hui et demain». C’est le thème d’un séminaire de réflexion  organisé par la Rb les 27, 28 et  29 janvier  derniers. La cérémonie d’ouverture dudit séminaire a eu lieu au siège national du parti à Cotonou, dans l’après midi du vendredi 27 janvier en présence des cadres, militants et sympathisants.

C’est  dans une arrière cour de son siège national appelé Vidolé pleine de monde que ce séminaire de réflexion de trois jours de la Renaissance du Bénin a été officiellement lancé dans l’après midi de ce vendredi 27 janvier 2012. A peine, la matinée tirait vers sa fin. Et déjà, les bâches et chaises installés pour accueillir les participants avaient été prises d’assaut par les militants et sympathisants du parti pour une cérémonie pourtant prévue pour l’après midi. Ces derniers portaient des casquettes  ou encore des t-shirts à l’effigie du logo de la Rb. D’autres en plus des casquettes ou des t-shirts avaient en main les petits drapeaux confectionnés pour la circonstance.  Du coté des personnalités, la cérémonie a été marquée par la présence des cadres et dirigeants du parti, des députés de la sixième législature, le président de l’Assemblée nationale etc. 

Après les propos de l’honorable Francis Loko qui a ouvert le bal des allocutions, ce fut le tour de Luc Atrokpo, premier secrétaire exécutif de la Rb de revenir sur la vision du développement et le crédo du parti. Pour Léhady Soglo, président de la Rb, ce séminaire est un  événement très important dans la vie du parti. Selon son argumentation, il s’agit d’abord de la première retrouvaille des Houézèhouè après leur « historique congrès de septembre 2010 tenu à Abomey. Ensuite, c’est le premier grand rendez-vous national que tiennent les membres du parti après les élections présidentielles et législatives de mars-avril 2011. Et enfin, ce séminaire est l’occasion pour les dirigeants du parti d’expliquer leur réponse favorable à la main tendue du chef de l’Etat en rejoignant la majorité présidentielle. Il  a ajouté que cette année qui marque la vingtième de la Rb doit être le début d’une nouvelle ère dans la vie du parti. « Il faut faire de la Renaissance du Bénin un grand parti, le parti qu’elle doit être. Il nous faut rassembler. Il nous faut innover. Il nous faut voir grand et loin. Il nous faut surtout avoir la conviction que la vision du président Nicéphore Soglo en matière de développement, est plus que jamais nécessaire pour notre pays. C’est un défi ; c’est une résolution forte que nous devons avoir à partir de cette année qui marque le vingtième anniversaire de notre parti », a-t-il lancé à l’endroit  de ses compatriotes.  

Rb-mouvance : je t’aime, moi aussi

Les relations entre la Renaissance du Bénin et les partis de la mouvance  dans leur cohabitation au sein de la majorité présidentielle semblent être au beau fixe. Présent à cette cérémonie, l’occasion a été offerte à Mathurin Nago, président de l’Assemblée nationale de placer un mot. Dans une intervention encline de fraternité et de conviction, voici en substance ce qu’il a dit. « Je vous apporte le salut fraternel et militant de la majorité présidentielle. Chers camarades, nous sommes engagés sur le même navire. Vous avez fait un choix responsable-parlant de l’appartenance de la Rb à la majorité présidentielle- d’avoir accepté de contribuer à la construction et la reconstruction du pays. Vous avez fait un bon choix et je voudrais vous en remercier. Sur cette voie, l’ensemble de la majorité présidentielle sera avec vous et va vous accompagner contre vents et marées. Nous serons avec vous aujourd’hui, demain et si possible pour toujours.

Léhady Soglo a quant à lui souligné que la réponse positive de son parti à la politique de la main tendue du chef de l’Etat est «une position courageuse, une position honnête» que la Rb à prise en «toute indépendance et dont elle est «fière». Et qu’elle doit travailler à renforcer. Il a conclu son discours en ces termes. «…Je voudrais m’acquitter d’un devoir patriotique, celui d’assurer le chef de l’Etat, le Docteur Boni Yayi, de notre soutien plein et entier. Nous l’exhortons à poursuivre ; avec hardiesse et détermination, l’ambitieux programme de réformes qu’il est en train de mettre en œuvre». Arrivés ensemble sur les lieux, les deux personnalités se sont, avant de se retirer, adonnés,  sourire aux lèvres, à un bain de foule.