La Nouvelle Tribune

‘‘L’impunité fait le lit à la corruption’’ JB Elias

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‘’Le Bénin face au défi de la corruption’’. C’est le thème autour duquel s’est déroulé l’émission ‘’Débat actuel’’ de la chaine de télévision privée ‘’Golf tv’’. Si pour l’invité de cette émission, le Bénin est entrain de faire des efforts en ce qui concerne la lutte contre la corruption et les infractions connexes, il reste néanmoins beaucoup à faire.
‘’Tant qu’au Bénin on fera de l’impunité, il y aura toujours la corruption’’. Voici ainsi présenté l’un des mots de fin de Jean Baptiste Elias l’invité de l’émission ‘’Débats Actuel’’ d’hier.

De toute l’intervention du président de l’observatoire de lutte contre la corruption (Olc), on peut retenir ce qui suit. Le gouvernement béninois est en train de faire beaucoup d’efforts pour lutter contre la corruption et les infractions connexes. Comme exemple cité, lorsque le président de la République avait pris fonction en 2006, la loi contre la corruption dont disposait le Bénin ne comportait que 77 articles. Dans le but de pouvoir mieux lutter contre la corruption et ses infractions connexes, le gouvernement à senti le besoin de se doter d’une autre loi anti corruption de 156 articles qui puisse prendre en compte toutes les formes de corruption et infractions connexes. La nécessité de cette réforme est due aux multiples malversations financières qu’a connues le Bénin ces dernières années. Il s’agit notamment des affaires comme ‘’Cen-sad’’, ‘’Icc-service et consort’’ pour ne citer que ces affaires. Aussi, pense t-il que chaque béninois dans son domaine d’activité doit respecter et appliquer convenablement la nouvelle loi anti corruption. A la question de savoir si le Bénin respecte comme cela se doit la loi anti corruption de la convention des nations unis, il répond par la négation. Et précise par ailleurs qu’elle est actuellement en examen quant à sa bonne application, par deux autres pays qui l’ont ratifié, notamment la Finlande et le Zimbabwe. De la bonne application de cette loi par le Bénin dépendra la régularité du montant des aides qu’il reçoit des partenaires techniques et financiers (Ptf). Ce qui veut dire que si les évaluateurs du Bénin dans leur rapport disent que la lutte contre la corruption et des infractions connexes n’est pas de mise les ptf ne mettront plus la main à la poche pour une quelconque aide en faveur du Bénin. Ce qui signifie que les autorités ont intérêt à ce que la lutte contre la corruption soit une réalité quand on sait que le budget de l’Etat en dépend dans une large mesure. C’est sans doute selon lui dans le but que tous les béninois luttent contre la corruption que le gouvernement a instruit les ministres de descendre sur les terrains pour sensibiliser les populations. A l’instar des ministres, les acteurs de la société civile iront eux aussi sur le terrain, toujours dans le but de sensibiliser la population sur la lutte contre la corruption et les infractions connexes.