La Nouvelle Tribune

Ubipharm : l’ordre national des pharmaciens fustige l’ingérence du ministre Gazard

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La gestion actuelle du dossier Ubipharm par le ministre de la santé serait en inadéquation avec les textes en vigueur. A travers un point de presse organisé dans la matinée du vendredi dernier à la bourse du travail à Cotonou, l’ordre national des pharmaciens du Bénin par l’entremise de sa présidente Moutiatou T. Toukourou dénonce les dérives observées au ministère de la santé et le refus du ministre de collaborer avec les ordres de santé.

« Le dossier Ubipharm est déjà clôturé sous le ministre Takpara et les requérants ne peuvent que se pourvoir devant la chambre administrative de la cour suprême ». C’est ce qui ressort de la déclaration faite par l’Ordre national des pharmaciens du Bénin. Il en appelle ainsi au sens de responsabilité de l’actuel ministre de la santé Dorothée Kindé Gazard et lui demande de respecter les textes en la matière. Ubipharm est une firme pharmaceutique qui a demandé un agrément pour s’installer au Bénin en qualité de grossiste-répartiteur, ce qui lui a été refusé. Le dossier a en effet fait objet d’étude par la commission technique et classé le 19 février 2010 conformément aux prescriptions légales, sous l’ancien ministre Issifou Takpara. Ces mêmes textes donnent par ailleurs la possibilité aux requérants de se pourvoir devant la chambre administrative de la Cour suprême en cas de refus d’octroi de l’autorisation. Selon le docteur Moutiatou Tidjani Toukourou, présidente de l’ordre national des pharmaciens du Bénin, l’autorisation d’installation de la société Ubipharm est refusée depuis février 2010. Elle ne conçoit pas le fait que le dossier soit encore d’actualité au niveau du ministère de la santé. Pour elle, le ministre Gazard doit se dessaisir du dossier et laisser la Cour suprême faire son travail. Car, dira t-elle, la décision de refus d’autorisation est susceptible de recours dans un délai de trente jours devant la juridiction administrative. L’Ordre a donc décidé de prendre par le canal de la presse pour s’adresser au ministre Gazard qui ne serait pas ouvert au dialogue avec les ordres de santé du Bénin. En témoignent les multiples demandes d’audiences restées sans suite à ce jour. Et à Laurence Monteiro, secrétaire général de l’ordre des sages femmes du Bénin et membre de l’agence nationale de la gratuité de la césarienne de confirmer cette affirmation et de rassurer l’ordre des pharmaciens de son soutien. Elle se dit prête à les accompagner dans leur requête. Une occasion qui lui a aussi permis de dénoncer les imperfections qui ont cours dans la conduite du projet de la gratuité de la césarienne.