La Nouvelle Tribune

Agence nationale de gestion de la gratuité de la césarienne : le conseil d’administration bloqué

Espace membre

Plus rien ne va au sein du Conseil d’administration(Ca) de l’Agence nationale de la gratuité de la césarienne. Après l’arrêté du 12 janvier qui nomme Mme Olga Agbohoui Houinato, celle-ci a tenté hier de prendre par la force les rênes de l’agence mais hélas, sa tentative a échoué. Les autres membres lui ont opposé une question préjudicielle.

L’arrêté ministériel N° 012/Ms/Dc/Sgm/Sa du 12 janvier 2012 qui nomme Mme Olga Agbohoui Houinato comme présidente du Conseil d’administration de l’agence en remplacement de Mr René Daraté met en souffrance cette agence. Hier, la réunion du Conseil d’administration a pris fin en queue de poisson. En faite, cette réunion a été convoquée par la nouvelle présidente. Mais au cours de cette réunion, les autres membres, tous nommés par le même décret présidentiel N°2009-455 du 07 septembre 2009 en même temps que Mr Daraté que l’arrêté du ministre Kindé-Gazard tente de changer. A cette réunion donc, les membres lui ont posé la question de leur dire si est un arrêté ministériel est au dessus d’un décret présidentiel et si un acte pris par un ministre vaut que celui du Président de la république qui est son chef hiérarchique. A cette question, la nouvelle présidente n’a pu apporter des réponses convaincantes. Elle a tout le temps tourné autour du pot sans pouvoir donner une réponse convaincante à ces camarades. Les autres membres ont accusé la présidente de n’avoir pas respecté les textes du Conseil d’administration en convoquant cette réunion. Et pour cause, disent-ils, les réunions du Ca doivent être convoquées deux semaines à l’avance mais ce n’est que le jeudi passé, soit une semaine, que cette réunion a été convoquée. Ainsi, cette réunion qui devait connaître de l’adoption du budget de l’année a été bloquée. Mme Aghohoui Houinato a simplement rebroussé chemin, surprise de la résistance à lui opposée par les autres membres. Pour les membres du Conseil d’administrative, tout ceci relève de la stratégie du ministre pour imposer une nouvelle présidente à la tête de ce conseil afin de le contrôler. (à suivre).