La Nouvelle Tribune

Nouvelles échauffourées à l’Uac

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Quatre étudiants jetés en prison, dix autres en garde à vue
Dans une manifestation déclenchée mercredi pour protester contre les perturbations notées dans leur transport régulier, plusieurs étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac)  ont été interpellés par les forces de sécurité et présentés hier jeudi au procureur de la République près le tribunal de  première instance de Cotonou qui a placé quatre d’entre eux sous mandat de dépot.

Quatre étudiants de l’université d’Abomey-Calavi dont Juste Houndété, Alais chef d’Etat major de la Fédérétion nationale des Etudiants du Bénin (Fneb) séjournent depuis hier à la prison civile de Cotonou sur décision du procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou. Dix autres ont été interpellés hier et gardés à vue. Ces arrestations sont intervenues après des échauffourées à l’entrée du campus mercredi où des étudiants ont protesté contre la mobilisation de leurs bus de transport au profit des activités du sommet de la Cen-Sad et de la visite du guide libyen, Mouhamar Kadhafi à Cotonou.
Tout a commencé mercredi par des bastonnades à l’arrêt de bus des étudiants sis à l’église catholique Sacré Cœur d’Akpakpa à Cotonou. Des éléments des forces de sécurité seraient descendus audit arrêt disperser et maîtriser à coups de matraque une foule d’étudiants manifestant contre la mobilisation des bus devant les transporter pour les activités du sommet de la Cen-Sad. Ameutés, leurs camarades sur place au campus ont alors décidé de fermer le portail d’accès à l’université empêchant une délégation officielle conduite par le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Mme Vicentia Boco de retourner à Cotonou après une cérémonie de pose de première pierre. Au bout d’une fastidieuse discussion avec les manifestants, elle a réussi à obtenir l’ouverture du portail. Mais après son départ, des éléments des forces de sécurité ont procédé à l’arrestation d’une dizaine d’étudiants pris pour de présumés meneurs du soulèvement qui ont été présentés hier jeudi au parquet de Cotonou. Mobilisés pour se rendre au palais de justice de Cotonou afin d’y exiger la libération de leurs camarades, les étudiants ont rencontré sur leur chemin, la résistance des forces de sécurité disposées le long de leurs différents itinéraires. Au carrefour du magasin « Bénin marché» de Kindonou, les forces de l’ordre ont faire usage de gaz lacrymogène afin de maîtriser les étudiants en furie depuis les bus dans lesquels ils se parqués.

Suzanne Edoh