La Nouvelle Tribune

Remontés contre le garde des sceaux Marie Elise Gbèdo : les magistrats en assemblée générale, ce jour

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Débutée vendredi dernier, pour statuer sur les récentes accusations proférées à l’endroit des magistrats par Marie Elise Gbèdo, ministre de la justice, l’assemblée générale extraordinaire de l’Union nationale des magistrats du Bénin, se poursuivra ce jour. C’est en tout cas ce que l’on apprend d’une source proche d’un des responsables, de cette organisation syndicale. Elle révèle qu’à l’ordre du jour, il serait question de la présentation du compte rendu d’une rencontre qui s’est tenue vendredi dernier, entre le Chef de l’Etat et le bureau de l’Unamab. De même, les syndicalistes auront à poursuivre les discussions et des réflexions relatives à leur corporation, .Il s’agit notamment de la dernière déclaration du garde des sceaux, ministre de la justice qui a tiré à boulets rouges sur le corps des magistrats accusés de corruption.

. Selon Onesime Madodé, président de l’Unamab, la suspension de l’assemblée générale du vendredi dernier est du au fait que le bureau du syndicat devrait être reçu en audience par le président de la république, Boni Yayi. Selon ses explications, avant même les déclarations de leur ministre de tutelle, le bureau de l’Unamab avait déjà sollicité une audience auprès du Chef de l’Etat. C’est après que la notification de la rencontre avec le président Boni Yayi leur a été parvenue pour le vendredi dernier dans la mi-journée.. L’on se souvient que, le jeudi 08 décembre dernier , dans le cadre des festivités officielles marquant la journée nationale de lutte contre la corruption organisée à la direction générale des douanes et droits indirects, Marie-Elise Gbèdo ministre de la justice et de la législation, avait affirmé : « je gère des magistrats corrompus, les magistrats de mon pays sont corrompus, la justice est totalement corrompue et est par terre. Il est temps qu’on se regarde dans la glace, que les magistrats se souviennent de leur serment. Je suis à la tête d’un ministère dont j’ai honte. J’ai honte des magistrats des tribunaux et des cours ». Ces propos du ministre Gbèdo avaient suscité une vive colère et l’indignation des magistrats qui avaient à la faveur d’une déclaration rendue publique du bureau de leur syndicat exprimé leur mécontentement aux propos de leur ministre de tutelle et même demandé sa démission.