La Nouvelle Tribune

Suspension des primes et indemnités : grande manifestation des centrales syndicales

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Les travailleurs de toutes les sociétés publiques sont en ébullitions depuis deux semaines suite à la sortie de la décision du Chef de l’Etat exigeant la suspension des primes et indemnités dans les sociétés et office d’Etat. Ainsi les agents de la caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) avaient exécuté un sit-in la semaine écoulée comme mesure d’avertissement prise contre le gouvernement. Les travailleurs de l’organisation commune Bénin-Niger (Ocbn) menacent de bloquer le trafic ferroviaire pour une durée illimitée. Les professionnels de l’office de radio diffusion et télévision du Bénin (Ortb) entendent surseoir aux diffusions radio télévisées dès les prochains jours. Vient de leur voler au secours la grève générale des centrales syndicales qui démarre ce jour sur toute l’étendue du territoire nationale. Toutes ces grognes visent le retrait immédiat de cette décision de suspension des primes prise par le Chef de l’Etat. Dans leur motion de grève, les confédérations et centrales syndicales indiquent que la décision de suspension des primes et indemnités dénote d’une méconnaissance du statut des sociétés et offices d’Etat et est une violation flagrante du code du travail dont relève la gestion des personnels desdites entreprises. La même motion fait observer qu’une telle décision est en contradiction avec les clauses de la convention collective générale du travail, des conventions collectives et accords d’établissement sectoriels négociés de plein droit dans lesdites sociétés et offices. La perception par certains directeurs généraux de sociétés et offices d’Etat des accessoires de salaires présumés mirobolants et qui constitue le prétexte sur lequel se fonde le gouvernement ne peut être imputable aux salariés qui bénéficient eux d’accessoires prévus dans les textes qui les régissent et négociés d’accord parties avec lesdites sociétés.Les travailleurs ne sauraient en faire les frais. La grève générale démarre ce mardi. Et c’est le nouveau bras de fer qui se trouve en situation de passer de la tension sociale à une crise politico-sociale. Lorsque la crise va entrer dans sa phase décisive à l’instar du récent duel connu entre douaniers et le gouvernement, le Chef de l’Etat se mordra les doits. Car, aucun travailleur comme l’a indiqué le secrétaire général de la Csa-Bénin Dieudonné Lokossou n’admettra que son salaire soit amputé des primes et indemnités.