La Nouvelle Tribune

Hadj 2011 : toujours l’incertitude pour certains pèlerins

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Le hadj 2011 se transforme en une véritable impasse pour certains pèlerins béninois. Et pour cause, après le convoyage de certains parmi eux par le Nigéria le dimanche dernier, d’autres attendent depuis leur tour.

Et pourtant, au moment où les autres se faisaient transporter au Nigéria afin de prendre l’avion, les ministres qui étaient venus sur le terrain avaient promis que les bus reviendraient les chercher. Depuis, tous leurs regards sont tournés vers le Nigéria en attendant le retour des bus mais en vain. Tout semble indiquer que les promesses qui ont été faites par les ministres le dimanche dernier au cours de leur show médiatique ont été rangées dans les tiroirs de l’oubli. Le mal est que le reste des pèlerins qui sont estimés à environ 600 sont dans des conditions non enviables à la mosquée centrale de Zongo. Le pire, c’est que 7 pèlerins béninois sont déjà passés de vie à trépas selon un pèlerin interrogé. Approché par rapport à la situation, le ministre des affaires étrangères Nassirou Ari FAri Bako qui était dans la délégation des ministres ayant effectué le déplacement du dimanche dernier a apporté sa clarification. Selon lui, toutes les dispositions sont entrain d’être prises pour trouver des solutions pour permettre au reste des pèlerins de sacrifier à ce devoir qui est le 5ème pilier de la religion islamique prescrit par le Coran. Pour lui, une réunion de sortie de crise a été organisée hier de concert avec le ministre chargé des transports Lambert Koty. Cette réunion va permettre selon le ministre des affaires étrangères de convoyer le reste des pèlerins dès aujourd’hui ou demain. Aussi, les autorités béninoises ont-elles demandé aux saoudiens un prolongement spécial de l’ouverture de leurs frontières pour les pèlerins béninois. Le ministre affirme que les pèlerins affrontent tous ces problèmes car il existe une mafia dans l’organisation du hadj. Il ne reste qu’a espérer que le gouvernement prenne ses responsabilités afin de permettre aux autres de fouler aussi le sol du lieu saint.