La Nouvelle Tribune

Sévérine Lawson dénonce la mauvaise foi des responsables d'ICC-Services

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Accusée et dénoncée pendant longtemps pour son incapacité supposée à rembourser les spoliés de ICC-Services et consorts, Sévérine Lawson, la présidente du comité de suivi a enfin réagi. Vendredi, 28 Octobre à l’agence judiciaire du Trésor, elle a tenté de dissiper les malentendus qui lui permettent de rétablir la vérité des faits. Raisonnement cohérent et limpide, statistiques à l’appui… C’est une Sévérine Lawson très «catholique» qui est montée au créneau, ce vendredi soir, au siège de l’institution qu’elle dirige à Akpakpa. Et il le fallait. Depuis plusieurs semaines, cette dame qui dirige la délicate mission d’aide au remboursement des spoliés des structures illégales de placement d’argent est persécutée par la presse et des «grogneurs» sur des chaines de radio et de télévision de la place, lesquels décrètent son échec dans le processus de remboursement des spoliés et invite le gouvernement à libérer les responsables d’ICC-Services, surtout eux, afin qu’ils puissent s’occuper personnellement du remboursement de leurs clients. Cette alternative distillée dans l’opinion ne serait pas la meilleure option. Selon elle, d’autres promoteurs de structures illégales de placement emprisonnés font, quant à eux, de grands efforts. Ils en font même plus que ceux qui sont libres, parmi lesquels certains ont déjà pris la poudre d’escampette. As Finance, par exemple, démarre le paiement de ses clients le 04 novembre prochain. De prime abord, Mme Lawson précise que le comité de suivi n’est pas chargé de payer mais de faciliter le paiement qui se fait par les structures, elles mêmes. Mais avant, elle rappelle les principes arrêtés au départ. Depuis Juin 2010 que cette affaire a éclaté, affirme-t-elle, le gouvernement a opté pour la gestion administrative et judiciaire. C’est ce qui a amené à la création du comité de suivi et d’une commission autonome d’enquête judiciaire. Le 13 septembre, le remboursement a commencé. Entre autres, principes, il était dit que les fond publics ne serviraient pas à rembourser les spoliés. Idem aussi pour l’idée qui consiste à dire que Yayi rembourserait les sous. « C’est naïf de croire à cela », a-t-elle déclaré. Mais très tôt, certaines structures dont les comptes ont été gelés ont commencé à afficher des difficultés de paiement et à distiller dans l’opinion que leurs comptes ayant été gelés, ils ne pouvaient plus faire face a leurs dettes. Mais, la vérité est bien autre, puisque les fonds gelés ne constituent que la part insignifiante de ce qu’ils doivent à leurs clients. Il y a le cas des comptes des structures comme Ntic, Suram Angel, Micc qui ont été bloqués. Les responsables de cette dernière se sont même payés le luxe de se présenter aux élections législatives d’Avril 2011 et y ont investi des millions alors qu’ils se disaient incapables de payer leurs clients. Le comité de suivi a saisi la Brigade économique et financière (Bef) qui les a arrêtés et contraints au remboursement d’une partie de leurs clients.

 

Quid d’ICC-Services

Le plus préoccupant pour les spoliés mais aussi le plus stressant pour les membres du comité de suivi est le cas d’ICC-Services. En effet, plus de 10 extractions ont été faites pour écouter les responsables d’ICC-Services, surtout le sieur Guy Akplogan. C’est eux-mêmes qui ont formulé les requêtes qui ont été envoyées et c’est de commun accord que la décision de vendre leurs biens a été prise en vue du démarrage des opérations de payement des spoliés. Le 13 septembre, coup de théâtre. Guy Akplogan se fait accompagner d’un autre avocat qui n’est plus Me Kato Atita mais plutôt Me Hervé Gbaguidi. Ce dernier remet en cause tout ce qui a été fait et accuse le comité de suivi de violer la Constitution et de faire détenir injustement son client. «Ce revirement a achevé de mettre en évidence la mauvaise foi des responsables d’ICC-Services», a révélé Sévérine Lawson. Elle a affirmé qu’en dépit de tout, le comité de suivi continuera péniblement