La Nouvelle Tribune

Le Sg du syntra-justice dénonce les affectations arbitraires

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Un profond malaise règne au ministère de la justice, de la législation et des droits de l’homme. Le personnel non magistrat de ce département ministériel fait l’objet d’affectation arbitraire. Cet état de chose a été dénoncé, à travers une déclaration rendue publique hier par le secrétaire général du Syntra-justice Kuassi Cakpo Bessé.

«C’est la désolation et la pagaille qui s’observent au niveau des affectations du personnel non magistrat», fustige Kuassi Cakpo Bessé, secrétaire général du Syntra-justice. De ses dires, l’arrêté n°86/Mjldh/Cab/Sgm/Drh/Sga/Sa du 06 septembre 2010 portant commission technique chargée des mutations du personnel non magistrat avait été pris pour organiser les mutations et affectations. Mais, «un seul individu se cache dans son bureau et procède à des affectations», déplore le syndicaliste. Même en pleine année scolaire, des affectations sont faites sans tenir compte des désidératas causés par cette façon de procéder qui perturbe la famille des travailleurs. Cette année par exemple, «les agents ont subi plus de dix affectations». Le sg de syntra-justice fustige aussi l’affectation des agents des services financiers dans les juridictions et précisément dans les parquets. Selon lui, c’est de «l’incompétence révélée au grand jour» et poursuit-il «c’est purement et simplement de l’amateurisme». A l’en croire, c’est la première fois que le directeur des ressources humaines seul signe une note de service portant sur des affectations du personnel non magistrat. A travers sa déclaration, le syndicaliste exige la modification de l’arrêté et la convocation des membres de la commission technique chargée des mutations du personnel non magistrat dans le cadre de toutes les affectations du personnel non magistrat. Il a aussi invité tous ses camarades brimés de se tenir prêts et mobiliser afin de barrer la voie à ces dinosaures qui dirigent depuis des lustres. Kuassi Cakpo sollicite toutefois l’implication personnelle de Maître Elise Gbèdo, ministre de la justice, de la législation et des droits de l’homme. «Il est tant pour elle (madame le garde des seaux) de chercher à voir de très près ce qui se passe dans ce dossier», a laissé entendre le secrétaire général.