La Nouvelle Tribune

Enfin, un bureau pour Koupaki

Espace membre

Quatre mois après la nomination du gouvernement et de son premier ministre, la primature a enfin son propre bureau à l’instar des autres départements ministériels.

Le lundi 3 octobre dernier, date du démarrage effectif de la rentrée scolaire 2011-2012, le premier ministre intègre finalement ses installations à lui. Le bâtiment qui abrite désormais la primature dédiée à Pascal Irénée Koupaki est situé dans la zone résidentielle. Il est non loin de l’aéroport, sur le prolongement de la voie pavée qui passe devant l’école française Montaigne, dans les encablures du siège de la représentation nationale de la Banque mondiale.

L’actuel premier ministre chargé de la coordination de l’action gouvernementale, de l’évaluation des politiques publiques, du programme de dénationalisation et du dialogue social, Koupaki, ne tire pas sa légitimité du parlement comme c’est le cas dans certains pays. Il a été nommé par le chef de l’Etat, qui en vertu des dispositions de l’article 54 alinéa 3 de la Constitution est ‘’le détenteur du pouvoir exécutif’’. Sa mission lui permet d’assurer la coordination et le suivi de la mise en œuvre des politiques, actions et décisions du gouvernement, ainsi que la conduite du dialogue social. Aussi, est-il chargé d’entreprendre les études ou les enquêtes visant à évaluer l’impact des politiques publiques mises en œuvre; de rendre compte périodiquement au président de la république et de publier les résultats des évaluations desdites politiques publiques; d’élaborer en collaboration avec les structures concernées, les programmes de reformes structurelles, de restructuration ou de privatisation des entreprises semi-publiques ou publiques; d’assurer le développement des relations harmonieuses entre le gouvernement et les partenaires sociaux; d’assurer la veille stratégique sur toute question d’intérêt national. Les attributions du premier ministre ne couvrent pas les prérogatives du chef de l’Etat dont relève la nomination des ministres, le droit de grâce, l’accréditation des ambassadeurs, la déclaration de guerre, la nomination des présidents des institutions de la république (cour suprême, Haac...)