La Nouvelle Tribune

Vote de la loi portant recours au référendum adoptée : les députés exigent la correction de la Lépi

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C’est par 59 voix pour, 5 contre et 9 abstentions que les députés ont adopté le vendredi la proposition de loi portant condition de recours au référendum. Les débats ont été très houleux entre députés de la majorité parlementaire et ceux de l’opposition. Ces débats ont été focalisés surtout autour de deux points à savoir la correction des insuffisances de la Lépi et la couleur du bulletin de vote qui doit servir au référendum.

En ce qui concerne la correction de la liste électorale permanente informatisée (Lépi), certains députés dont ceux de l’Union fait la nation et de la Renaissance du Bénin (RB) ont exigé que la Lépi soit corrigée et que les laissés pour compte lors de l’établissement de cette Lépi soient réintégrés avant le référendum. Pour l’honorable Ali Camarou, la Lépi en l’état actuel laisse des insuffisances et cela doit être corrigé et amélioré afin de tenir compte des laissés pour compte. Se basant sur les dispositions de l’article 10 de la proposition de loi, le député de l’UN Charlemagne Honfo s’interroge sur le sort des laissés pour compte de la Lépi surtout que cet article dispose que l’exercice du droit de vote est subordonné à l’inscription sur la Lépi arrêtée 90 jours avant le scrutin. Ces doutes émis par les députés de l’opposition n’ont pas émoussé l’ardeur de leurs collègues de la majorité parlementaire qui n’adhèrent pas pour autant à ces propositions. Des amendements ont été alors formulés par ces derniers afin que la Lépi soit corrigée avant d’aller au référendum. Malheureusement ces amendements n’ont pas été pris en compte par la commission des lois. Bien que la Renaissance du Bénin fasse partie aujourd’hui de la mouvance parlementaire, il semblerait que son cri de détresse n’a pas été écouté par les députés de la mouvance qui ont foncé aveuglement vers le vote de cette proposition de Lépi en plénière. Signalons qu’après le vote de cette proposition de loi qui est le dernier point examiné dans les points inscrits à l’ordre du jour de la session extraordinaire, le président Mathurin Nago a procédé à la clôture de cette session extraordinaire. Rendez-vous sera pris en octobre pour l’ouverture officielle de la session budgétaire de l’année 2011.