La Nouvelle Tribune

Secteur douanier : la grève suivie au deuxième jour, la Ccib appelle au dialogue

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Mercredi 28 Septembre. Tout comme avant-hier mardi, ce deuxième jour de la grève a été entièrement suivi. De la douane du port de Cotonou, à la direction de lutte contre la fraude en passant par le démembrement de la douane de l’aéroport, aucun service n’était opérationnel.

La situation était identique aux différentes frontières sud du Bénin avec le Nigéria et le Togo que sont Igolo, Kraké et Ilacodji. Ainsi, les douaniers sont-ils restés pour une deuxième fois fidèles au mot d’ordre de grève lancé par leur syndicat. Et après seulement 48 heures de grève sur les 72 prévues par semaine les opérateurs économiques, notamment les importateurs se plaignent de l’impact négatif de ce mouvement de débrayage non seulement sur leurs activités mais aussi sur l’économie béninoise.

 

Ce mercredi 28 Septembre, à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), les importateurs sont par la voie d’Ataou Soufiano montés au créneau pour souligner ce que perd le Bénin dans ce bras de fer entre les douaniers et le gouvernement. Pour Ataou Sofiano, président de la Ccib, la grève peut être compréhensible. Mais lorsqu’elle est répétée, elle pénalise l’économie. « Quand les produits arrivent, c’est tout un problème pour les sortir. Il faut aller à la table de négociation et privilégier le dialogue », a-t-il suggéré. Il est soutenu par Karamatou Ibikounlé, importatrice et élue consulaire à la Ccib. Selon ses propos, la fréquence des mouvements de grève entraine entre autres la dévalorisation de la place économique du Bénin, le refus des armateurs de prendre le fret pour le Bénin et la perte de crédibilité pour l’économie du pays.