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Ahouanvoébla, Débourou et Affo Djogbo, une honte pour le  parlement béninois
Les députés Augustin Ahouanvoébla, Djibril Débourou et Amissétou Affo Djogbo ont apporté jeudi dernier la preuve de toutes les appréhensions qui en mars 2007 hantaient tous les cœurs quant à la qualité morale et éthique de ceux qui se préparaient à y siéger.
Pour beaucoup d’observateurs à l’époque, le parlement béninois était devenu le refuge de personnes peu préparées à l’animation de débats politiques et démocratiques d’un niveau aussi élevé que l’exigent les pratiques parlementaires. La crainte d’avoir au parlement des personnes habituées à des langages et des pratiques bons pour les ghettos était donc très grande auprès de certaines personnes à qui ces trois députés viennent semble-t-il de donner raison. Sinon comment comprendre que pour toute réponse aux propos taquins de son collègue, un député dit pourtant honorable, n’a trouvé que le geste d’un soufflet assorti de menaces diverses ? Comment comprendre aussi qu’un député, co-initiateur des lois, puisse trouver dans un sujet aussi grave que des incidents découlant du refus délibéré du pouvoir exécutif et de certains citoyens de respecter la Constitution dans le cadre de l’installation des conseils communaux, une occasion de loisirs et de défoulement, se moquant à la limite du sort des victimes ? Et enfin, comment justifier le comportement du troisième larron qui décide de fouler aux pieds les dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, lorsqu’à titre très personnel, il rend publique, face à la plénière, une déclaration faite de contre vérités, de renseignements et d’allégeance au chef de l’Etat sur des insultes présumées proférées à l’encontre de celui-ci ? Des gestes, déclarations et comportements qui font de ces trois députés des personnes tombées aussi bas qu’ils devraient cesser de se faire appeler « honorables ».

Ludovic D. Guédénon