La Nouvelle Tribune

Pour un meilleur dialogue social : et si le gouvernement s’auto-sensibilise d’abord !

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Bénin - Les dirigeants syndicaux ont une parfaite connaissance de l’importance du dialogue social dans la vie d’un Etat. Dire que l’Etat organise un séminaire de sensibilisation à l’intention des responsables syndicaux sur la question, constitue donc une rencontre de plus. En effet, les secrétaires généraux de confédérations et centrales syndicales sont pour la plupart tous au bout d’au moins dix ans de carrière en syndicalisme.

A titre d’exemple, prenons les cas des secrétaires généraux de la Cstb et de la Cgtb. Gaston Azoua, secrétaire général de la confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) est au bout d’au moins dix ans à la tête de la Cstb et au moins vingt cinq ans de vie syndicale. Il a participé à des séminaires nationaux, régionaux et internationaux. Sa confédération dotée de juristes conseils et avec les assignations répétées qui ont conduit la confédération au tribunal sous le régime de Kérékou, il est clair à cet effet qu’une telle tête ait déjà acquis l’expérience suffisante sur le plan éthique, juridique et professionnel. A la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), Pascal Todjinou est aussi nanti d’un bagage d’expériences en syndicalisme. Et il en est de même pour les autres responsables de centrales. Naturellement, ce sont eux qui participent au dialogue social au nom des travailleurs du Bénin. Alors, les syndicats sous l’encadrement de ces derniers ne peuvent souffrir de conseils. Bien au contraire. Sur ces considérations, on peut déduire que c’est plutôt les membres du gouvernement qui dans le cas d’espèce ont besoin de recyclage en matière de du dialogue social.