La Nouvelle Tribune

Douanes béninoises : une grève largement suivie

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La grève de quarante huit annoncée par les douaniers a commencé ce jour. Un peu partout dans les unités à l’intérieur du pays la grève a été largement suivie. Ce qui constitue un désaveu pour le premier ministre Pascal Irénée Koupaki qui avait pourtant prévenu les douaniers grévistes des défalcations sur salaire qu’ils pourront subir.

Bureaux fermés, patrouilles absentes, transactions douanières bloquées c’est le constat fait un peu partout sur le territoire nationale dans les différentes unités au premier jour de la grève. Malgré les tentatives du gouvernement pour décourager les douaniers, la grève a été largement suivie. Au port comme à l’aéroport ou au « contentieux », c’était le calme plat, les douaniers ont choisi de rester à la maison. Quelques rares agents sont venus au bureau, pas pour travailler mais pour régler des problèmes. Idem au niveau des frontières où les transactions ont été délaissées. Selon le correspondant de Canal3 à Porto-Novo, ce sont les policiers qui ont assuré le service minimum en ce qui concerne le transport des personnes et des biens au niveau des frontières. A Hillacondji, la situation était pratiquement la même. Selon les reporters de la même chaîne dépêchés dans le septentrion, les unités n’ont pas fonctionné faute d’agents de douanes. Les patrouilles ont été inexistantes. Au port de Cotonou, les transitaires, consignataires et autres ont sérieusement souffert de cette grève qui ont bloqué leurs activités. Pour rappel, le Syndicat des douanes du Bénin(Sydob) a déclenché cette grève de quarante huit heures suit aux nombreuses agressions dont les douaniers ont été victimes. Il exige des excuses publiques de la part du gouvernement qui a déclenché une campagne d’intoxication contre les douaniers et une plis grane sécurisation au travail.