La Nouvelle Tribune

«Je peux faire mal, mais j’irai loin dans les réformes» (Dixit le ministre de la culture, Valentin Agossou-Djènontin)

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Les cents premiers jours du ministre Valentin Agossou- Agossou à la tête du ministère de la culture, de l’alphabétisation, de l’artisanat et du tourisme ne seront être suffisants pour combler toutes les attentes, mais des actions tangibles ont été faites durant ce temps. Le ministre était reçu hier dans l’émission «Actu matin» sur la chaîne de télévision Canal 3 Bénin pour un bilan de cette période.

L’intervention du ministre Valentin Djènontin-Agossou, ce lundi 12 septembre 2011, dans l’émission «Actu matin» sur Canal 3 Bénin a été consacrée au bilan de ses 100 premiers jours de gestion à la tête du ministère de la culture, de l’alphabétisation, de l’artisanat et du tourisme. «En 100 jours, on ne pourrait pas tout faire mais on a posé des actes concrets», a-t-il déclaré en introduction.

 

A en croire le ministre, durant cette courte période déjà, il a pu faire bénéficier le Bénin de plusieurs financements. Des financements que le pays était en passe de perdre à ses dires. Entre autres, deux milliards sauvés pour la construction de 45 centres d’alphabétisation, l’accélération du processus de financement d’un projet toujours dans le secteur de l’alphabétisation à hauteur de près de 1.300.000.000 F Cfa en souffrance depuis quatre ans, le rétablissement de la coopération entre la le Bénin et la Suisse avec un gain de 178.000.000 Fcfa ; l’obtention de 178 autres millions de la part de l’Uemoa pour la construction de l’Agence faitière des artisans dans l’Atacora et des ateliers toujours les artisans à Parakou.

Outre ses retombées financières l’actuel ministre de la culture dit aussi avoir entamé des actions pour ressusciter ou réformer certaines structures sous sa tutelle. Il cite en exemple, l’Agence régionale de développement du tourisme de l’Atacora. Des actions concrètes sont également allées vers le Ballet national qui depuis un certain temps est secoué par des problèmes de leadership et de management. D’après les explications du ministre, s’il a provisoirement suspendu les activités du Ballet pour, précise-t-il, quelques mois, c’est dans le but de le doter d’un texte organique réel. Ce projet de texte sera incessamment transmis en Conseil des ministres pour adoption, d’après ses assurances. Aussi, la suspension, a-t-elle pour objectif, d’instaurer une gestion transparente des ressources de cette structure. Le ministre annonce un audit à propos, après avoir fustigé le fait que des demandes de prestation destinées à la troupe nationale ont été souvent détournées vers des compagnies privées. Les cachets sont par conséquent empochés par les responsables de ces compagnies.

Au nombre des structures à faire l’objet des reformes fonctionnelles, le ministre Djènontin-Agossou a aussi fait cas du Fonds d’aide à la culture. A ses dires, des suites d’une vérification de la gestion des deux dernières années, il a constaté entre autres disfonctionnements, une stabilité presque totale en matière des bénéficiaires. Ce qui pourrait donner raison à ceux qui soupçonnent une gestion opaque entre un groupuscule d’artistes. Il va falloir revoir complètement le mode de fonctionnement de cette direction, a martelé le ministre de la culture. «Je peux faire mal, mais j’irai loin dans mes réformes » a – t – il clamé avec force.