La Nouvelle Tribune

Issa Badarou-Soulé à propos des PVI-Nouvelle génération : «Si la vérité des prix gène, il faut poser le problème…»

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Le Programme de vérification des importances dénommée PVi-Nouvelle génération et la société chargée de sa mise en exécution continuent de faire courir les différentes parties impliquées. Après les plaintes des transitaires sur Golf télévision le dimanche dernier, le passage le lundi sur la télévision nationale du ministre des finances, le Dg de la douane, la structure en question et un autre représentant des transitaires, hier c’est l’ancien ministre des infrastructures portuaires et de l’économie maritime Issa Badarou-Soulé qui était sur le plateau de Débats Actuels.

Acteur dans l’élaboration des Pvi-nouvelle génération et épinglé par les transitaires opposés à la reforme, Issa Badarou-Soulé ministre de l’économie maritime et des infrastructures portuaires au moment où le contrat de Bénin Control Sa a été signé, est monté au créneau ... hier. Pour lui, la mise en exécution de la reforme n’occasionne pas un changement sur la valeur tarifaire. Il s’agit seulement de la réalité des prix. Celle-ci peut avoir des impacts sur les prix des denrées dans les marchés. Il a suggéré que si l’on constate aujourd’hui une flambée des prix des denrées, il faut chercher les causes et y apporter des solutions. Ainsi, deux raisons fondamentales peuvent expliquer les prix constatés actuellement dans les marchés. Pour Badarou-Soulé, si Bénin Control Sa fait son travail de contrôle et que cela est encore suivi du dédouanement, cela a une répercussion sur le prix des denrées au niveau du dernier consommateur. Mais la seconde raison, qu’il pense être la bonne est celle de la spéculation. «La seconde raison qui est sans doute la vraie c’est qu’il y a spéculation. Comme l’a dit le Dg de la douane, les produits traités par Bénin control ne sont pas encore sur le marché», a-t-il clarifié. Selon lui, le problème est qu’il y a une couche qui vit bien dans le désordre et quand on veut y mettre de l’ordre cela crée des mécontentements. La reforme est donc décriée par certains acteurs portuaires mais elle est favorable à l’économie nationale. Parlant de reforme, il a soutenu que si celles qui ont été engagées au Port autonomes de Cotonou sont menées à terme, elles feront de lui un port compétitif. Alors l’informatisation des opérations portuaires, le guichet unique et le Pvi-nouvelle génération sont tous des systèmes qui arrangent l’économie nationale. «L’Etat veut la transparence, il faut alors mener des reformes pour y arriver. Si ces système posent des problèmes, il faut résorber lesdits problèmes au lieu de rejeter les systèmes dans leur entièreté (…) c’est pour cela que des comités ont été mis sur pied pour corriger les différentes reformes», il a ajouté.