La Nouvelle Tribune

Accords gouvernement-Syndicats : des avantages d’accord, le travail d’abord

Espace membre

Les nouveaux avantages accordés aux agents de l’administration publique devraient les amener à mieux travailler que par le passé. A travail égal, salaire égal, dit-on. Le climat social dans le pays s’en va s’apaiser, suite à l’engagement pris par le gouvernement de respecter les derniers accords qu’il a conclus avec les organisations syndicales; et ceci pour un mieux être des agents de la fonction publique. Tous ont applaudi des deux mains, la récente cérémonie de signature desdits accords, mettant ainsi fin à une guéguerre gouvernement-syndicaux qui n’en finissait plus. Le peuple béninois aussi, sans doute, a bien apprécié le dénouement de la crise, heureux de revoir l’administration publique de son pays dans sa meilleure forme depuis hier. Toutes les portes sont ouvertes, et les services ont repris de plus bel.

Reste une exigence fondamentale. En décidant de revaloriser leur salaire, le gouvernement de Boni Yayi, n’a pas que le souci de se mettre à l’abri des incessants mouvements de grève. Il nourrit également des attentes, combien importantes, pour le développement de ce pays. Les travailleurs devraient en prendre conscience, non pas pour satisfaire, un pouvoir politique, mais pour l’intérêt de toute une nation. La pratique connue jusque-là au sein de l’administration publique béninoise demeure malsaine. L’ambiance qui y règne ne donne guère l’impression qu’on est en face des gens qui travaillent pour le salaire qu’ils gagnent. Absentéisme, improvisations, dessous de table, corruption, mépris envers une certaine catégorie d’usagers…. Autant de faits qui font dire à certains que tout le malheur du Bénin provient de son administration. Le respect du bien public, les abus de consommation de l’électricité, la multiplication des frais de mission et autres avantages pécuniaires, souvent injustifiés viennent s’ajouter aussi à la longue liste des «péchés» auxquels s’adonnent allègrement certains agents et cadres de la fonction publique. Il est vrai que dans le lot, on en trouve qui sont assez conscients et qui accomplissent leur mission avec abnégation, dévouement et probité. Mais la grande masse est une véritable racaille.

Une chose est de réclamer plus d’avantages, liés à sa fonction, une autre est de travailler un peu plus pour les mériter réellement. La tâche incombe entre autres, aux responsables des organisations syndicales appelés à s’investir beaucoup plus pour une meilleure formation du personnel de l’Etat et pour son sens de devoir vis-à-vis de la patrie béninoise.