La Nouvelle Tribune

Election du président de la Cour Constitutionnelle

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Le suspens prend fin ce jour
(*La nécessité de faire un choix judicieux) 
Depuis l’installation des membres devant siéger à la Cour Constitutionnelle pour le compte de la quatrième mandature qui a démarré depuis le 7 juin dernier, les Béninois attendent avec impatience de connaître le nom du successeur de Mme Conceptia Ouinsou, présidente sortante. Ce qui sera chose faite dans les heures qui viennent selon certaines informations provenant de sources proches de la Cour.

Qui des cinq juristes (Clémence Yimbéré Dansou, Marcelline Gbêha Afouda, Bernard Dégboé, Théodore Holo et Robert Dossou) sur les sept membres de la haute juridiction va présider à ses destinées durant le quinquennat prochain? Cette question que se posent les Béninois de tous bords politiques et de toutes couches sociales depuis quelques jours connaîtra sa réponse dans les heures à suivre. En effet, les sept néo conseillers de la Cour constitutionnelle se retrouvent en conclave ce jour pour élire le président de l’institution. C’est du moins ce que révèlent certaines sources proches de la haute juridiction. Tous les regards seront donc tournés ce jour vers la Cour Constitutionnelle. Les Sages, donneront-ils corps aux rumeurs qui ont cours depuis quelques jours sur certains noms des potentiels présidentiables ? Le voile sera levé  aujourd’hui. Si Robert Dossou est cité avec  insistance, il n’en demeure pas moins que celui de Clémence Yimbéré est aussi agité, non moins ceux de Théodore Holo et de Marcelline Gbêha. Toujours est-il qu’à la fin de cette journée, celui à qui Mme Conceptia Liliane Denis Ouinsou passera le témoin demain sera connu.

La nécessité de faire un choix judicieux

Parmi les sept conseillers de la Cour Constitutionnelle, il y a deux dont l’aura et l’étoffe prennent de l’ascendance sur les cinq autres. Il s’agit de Théodore Holo et de Robert Dossou. Le premier est un agrégé de droit public, constitutionnaliste confirmé ayant participé à la rédaction des textes fondamentaux du Bénin. Quant au second, il est également très averti du droit constitutionnel. Il fait partie aussi des pères géniteurs de la Constitution du 11 décembre 1990. Mais il est surtout et avant tout un avocat dont les compétences sont connues de part le monde. Assurément, les deux personnalités valent leur pesant d’or. Et la plupart des Béninois s’accordent à dire que le président ne pourrait venir que de ces deux juristes. Cependant, d’autres annoncent Mme Clémence Yimbéré et Mme Marcelline Gbêha à ce poste de président. Il est vrai que la première est magistrate et vient de participer pendant un an à la gestion du pays aux côtés du Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi. La grande question qui se pose à son sujet est de savoir si elle pourra se départir de l’influence du président de la république. En effet, nul n’ignore la pression que ce dernier exerce sur ses ministres. Alors ne va-t-elle pas traîner cette soumission à la Cour ? Marcelline Gbêha, elle a été pendant de nombreuses années titulaire du secrétariat de la haute juridiction forte de son manteau de magistrat. Cela veut-il dire qu’elle a acquis assez de maturité pour résister aux influences d’où qu’elles viendront ? Cela suffit-il pour qu’elle puisse conduire avec dextérité la Cour sur le chemin d’une bonne application du droit ? Les Béninois sont aujourd’hui très inquiets vu la tendance du gouvernement en place à phagocyter toutes les autres institutions de la république. C’est pourquoi, les sept membres qui se réunissent ce jour, doivent trouver en eux-mêmes les facultés pour pouvoir opérer le choix idéal. Ce faisant, ils pourront déjà rassurer leurs compatriotes de ce qu’ils se sont affranchis des liens de reconnaissances et autres salamalecs qui leur sont imputés et qui attisent les craintes de ces derniers sur leur impartialité.

Benoît Mètonou