La Nouvelle Tribune

Affrontements sanglants dans la commune d’Avrankou

Espace membre

Un mort et 7 blessés graves
(La responsabilité du gouvernement Yayi engagée)
La commune d’Avrankou dans le département de l’ouémé a été hier le théâtre d’un violent affrontement entre les militants de la Fcbe et ceux du Prd. Bilan de cet affrontement sanglant, un mort enregistré dans le rang de la Fcbe, 7 blessés graves et de nombreux dégâts matériels.

La commune d’Avrankou a connu une fois encore un regain de tension dans la matinée d’hier suite à un accrochage sanglant entre les militants de la force cauris pour un Bénin émergent ( Fcbe) et ceux du parti du renouveau démocratique ( Prd) devant les locaux de la mairie de cette localité. En effet, des militants Fcbe ont envahi dans la matinée d’hier les locaux de la mairie d’Avrankou, armés de gourdins, de machettes, de coupe-coupe,empêchant ainsi les nouveaux élus locaux du Prd d’intégrer la mairie. A en croire les informations reçues sur place, les militants Prd auraient voulu protester contre ces situations savamment orchestrées par les leaders de la Fcbe. C’est de là que serait né les affrontements sanglants entre les adversaires politiques. Les militants du Prd ayant pris la mesure de la menace dont ils sont objet, se sont précipités pour s’armer aussi d’armes blanches, de bâtons, de machettes et autres. C’est ainsi  qu’ils ont tendu à leurs adversaires un guet apens en contournant les locaux de la mairie. Les militants de la Fcbe, surpris ont dû prendre leur pied au cou. Mais ils ont été très vite rattrapés par les militants du Prd qui ont commencé par leur assener de violents coups de machettes, de gourdins et tout ce qui leur tombait sous la main. C’est ainsi que de nombreux blessés graves ont été enregistrés aussi bien dans le rang des militants Fcbe que ceux du Prd puisque les affrontements ont été sanglants. Chose curieuse, tout ceci se passait au nez et à la barbe des éléments de la gendarmerie qui regardaient indifférents les populations qui s’attaquaient à la machette et aux gourdins. Finalement, elles ont été repoussées plusieurs minutes après. Selon les informations recueillies sur le terrain, 7 personnes ont été grièvement blessées et un mort a été enregistré dans le rang des militants de la Fcbe sans compter d’énormes dégâts matériels. Même dans leur furie, le domicile du ministre François Noudégbessi, coordonnateur de la Fcbe d’Avrankou aurait été saccagé et son gardien battu à mort. Les blessés graves ont été aussitôt convoyés vers le centre de santé d’Avrankou pour recevoir les premiers soins. Mais 5 cas graves auraient été évacués vers l’hôpital départemental de Porto-novo. Aux dernières nouvelles, on apprend qu’une personne a rendu l’âme après les affrontements. Une situation qui n’est que la conséquence directe de nombreuses protestations enregistrées au lendemain des résultats des élections communales et locales. Puisque depuis cette période, les militants Fcbe n’ont pas cessé de protester contre les résultats de la Cena à travers des marches de protestations. Il faut préciser que les militants du Prd menacent toujours de violenter tous ceux qui empêcheront la passation de service entre l’équipe communale sortante et celle entrante. Des dispositions doivent être prises pour empêcher de tels actes de violence qui risquent de se répandre dans d’autres communes où la Fcbe continue de s’opposer à l’installation des conseils communaux.

Ismail Kèko


Le gouvernement de Yayi doit prendre ses responsabilités
Depuis la proclamation des résultats par la Cena, de nombreuses communes ont enregistré des marches de contestation qui ont souvent dégénéré en violence. Mais chose curieuse, le gouvernement ne prend pas ses responsabilités pour empêcher de tels actes. Les affrontements sanglants d’hier à Avrankou en sont une preuve  palpable. Sinon comment comprendre que des forces de l’ordre qui sont venues en renfort obervent les populations s’affronter sans intervenir. Pourquoi ce comportement barbare de la part des agents en uniforme censés assurer la sécurité des paisibles populations? Comment expliqué le mutisme inquiétant du gouvernement face à ces révoltes des militants Fcbe? Le préfet des départements de l’ouémé et du plateau n’a pas daigné réagir face à cette situation. Le gouvernement du Dr Boni Yayi a t-il perdu la face devant les beaux yeux de ses farouches militants Fcbe? Quel rôle jouera le fameux comité  interministériel que le gouvernement a présagé mettre sur pied pour juguler la crise dans les communes concernées? Est-il opportun si ce n’est pas pour embrouiller d’avantage les cartes et aggraver la tension dans ces communes? Dans tous les cas, le gouvernement de Boni Yayi doit prendre ses responsabilités et jouer la politique de l’apaisement au lieu d’envenimer la situation, sinon il sera responsable demain des déconvenues qui seront engendrés. Ordonner aux préfets de ces départements d’installer ces conseillers communaux sera la formule idéale.