La Nouvelle Tribune

Crise au Prd: Moukaram Badarou et Joél Aivo démissionnent

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Bénin - Deux proches collaborateurs de Me Adrien Houngbédji décident de lui tourner le dos. Moukaram Badarou, le sécrétaire général du parti Prd, et Joél Frédérick Aivo,son directeur de cabinet, ont déposé officiellement leurs lettres de démission au cabinet de leur ancien maître, vendredi dernier.

Ils ont enfin jeté le froc aux orties. Moukaram Badarou et Joél Frédérick Aivo ont tous décidé de mettre fin à leur collaboration avec le leader des Tchoko Tchoko. Le divorce a pris la forme officielle puisque les deux partants ont pris la peine de déposer des lettres de démission. Si la proximité de ces deux hommes avec le candidat unique de l’Un peut susciter des inquiétudes, l’acte qu’ils ont posé ne surprend guère les habitués de l’Etat major de ce parti. Bien avant les élections, Joél Frédérick Aivo avait pris un peu ses distances envers son patron et se faisait de plus en plus rare dans les sérails politiques. Comme raison, on raconte souvent qu’il s’occupe plus de ses travaux de recherche pour son agrégation mais derrière cette raison se dissimulaient bien des griefs profonds contre son patron. Le second, secrétaire général du parti, était de tous les combats pendant la période électorale et était sous les feux de la rampe avec son président. Sa frustration est donc de date récente et doit, selon nos sources, être liée aux dernières élections législatives avec les positionnements du Prd sur la liste Un. On susurre dans les arcanes du pouvoir qu’il aurait gardé une dent contre son patron pour n’avoir pas été positionné sur la liste de l’Un pour les élections législatives. Le Jeudi, veille de sa démission, on l’a aperçu en boubou blanc aux côtés de Léhady Soglo, avec lequel, il a eu des conciliabules. Un peu comme Kiki Romain, ancien chargé de communication de Me Adrien Houngbédji qui a rejoint officieusement la Rb après avoir démissionné quelques jours auparavant.

Lire la lettre de Moukaram Badarou

Porto-Novo, le 23 juin 2011

LE SECRETAIRE GENERAL

A

MONSIEUR LE PRESIDENT DU PARTI DU RENOUVEAU

DEMOCRATIQUE

Objet : Démission

 

Monsieur le Président,

C’est avec tristesse que du bout de ma plume, je vous écris les lignes qui suivent.

Mes charges au secrétariat général du parti et dans la coordination de l’Union fait la nation m’obligent, au moment où je dois prendre les responsabilités qui sont les miennes, à avoir une pensée pour ces nombreux militants du PRD et de l’Union fait la nation dont la fidélité, le dévouement et l’esprit de sacrifice m’ont marqué.

D’entrée, je voudrais féliciter les militants du PRD, le parti dans lequel je milite depuis 1991, pour l’endurance au combat et leur esprit de sacrifice. Pour ce que nous avons partagé et appris l’un de l’autre durant toutes ces années, j’exprime mes réels regrets. J’ai découvert, à l’épreuve que les militants du PRD sont de véritables militants et de grands militants. Je voudrais rendre hommage à ceux et celles d’entre eux, qui de jours comme de nuits, jours ouvrables ou non, sont prêts à tout braver pour porter très haut les idéaux du parti et soutenir systématiquement sans conditions, son président dans ses différents challenges. Mais malheureusement, tous ces vaillants et valeureux militants consentent de si lourds sacrifices dans la méconnaissance des dysfonctionnements au sommet du parti.

Monsieur le président, je voudrais également dire à tous les militantes et militants de l’Union mes vives félicitations pour le chemin parcouru en si peu de temps et malgré les handicaps subjectifs et objectifs, structurels et conjoncturels dont l’Union a souffert. Mes regrets pour le rêve non réalisé et l’expérience inédite restée inachevée et qui est aujourd’hui mise à mal par l’échec d’une candidature, d’un candidat pour qui nous nous sommes tous mobilisés et pour lequel chacun a donné le meilleur de lui-même.

A tous ces compagnons dévoués à la cause du PRD et de l’Union fait la nation, je dis félicitations, j’exprime mes regrets et je rends hommage, parce que par la présente, je viens donner ma démission du poste de secrétaire général du parti. Les raisons de ma démission sont multiples et vous les connaissez toutes, mais j’en retiens deux. D’abord, il s’agit du dysfonctionnement récurent des organes du parti. Je l’évoque parce que, selon toute vraisemblance et de l’avis de vos principaux collaborateurs, anciens comme actuels, ce dysfonctionnement est la cause de vos échecs successifs, des mésaventures du parti, mais également de tous les revers qu’essuient les militants depuis plusieurs années déjà. Ensuite, c’est la profonde divergence que j’ai avec vous  sur la morale en politique et plus spécifiquement du sens de la parole donnée.

En ce qui concerne le disfonctionnement du parti, mon expérience à vos côtés me permet de soutenir qu’il est dû pour l’essentiel à la vision que vous avez d’un parti politique. Au PRD, elle s’est traduite dans la pratique par un fonctionnement défectueux des organes du parti. Figurez vous que pendant cinq ans, le bureau politique ne s’est réuni que deux fois et ce, après insistance du secrétaire général du parti et de votre directeur de cabinet. Quant à la direction nationale, elle ne s’est réunie qu’une seule fois. Alors qu’au terme de l’article 20 du règlement intérieur du parti, le bureau politique doit se réunir en session ordinaire au moins une fois par mois sous la présidence du président du parti et qu’au terme de l’article 38 des statuts le bureau politique  ne peut être convoqué que sur les instructions du président du parti qui d’ailleurs en fixe l’ordre du jour. Et pourtant, des situations graves et déterminantes comme par exemple l’entrée du PRD dans l’Union fait la nation, votre désignation comme le candidat unique de l’Union, l’organisation pratique des élections présidentielles et législatives commandaient que le PRD se réunisse, se rassemble et se mobilise.

J’ai souvent pris sur moi la responsabilité d’assumer les critiques des camarades sans jamais leur indiquer que ces dysfonctionnements résultaient de votre aversion pour le travail en équipe, votre conception personnelle et patrimoniale du parti. Pour vous sortir de l’isolement et davantage vous renforcer, je vous ai proposé à maintes reprises de réunir autour de vous au tant que de besoin, un comité restreint composé du secrétaire général, de votre directeur de cabinet, du président du groupe parlementaire et au moins de trois vice présidents parmi les plus anciens  que sont M. Saliou AKADIRI, Maire de Pobè, M. Ismaël TIDJANI SERPOS, ancien garde des sceaux et député expérimenté et Mme Collette HOUETO, ancienne ministre et 1e adjointe au maire de Porto-Novo.

Cette formule apparaissait, du moins de mon point de vue, comme une solution de rechange, plus légère que le bureau politique et la direction nationale dont vous ne vouliez pas. Elle vous permettrait de ne pas gérer seul, car seul on ne sait pas tout et on est plus faillible; elle vous permettrait aussi de travailler en équipe, de peser et de soupeser par une équipe les décisions importantes dont vous ne pouvez pas seul envisager tous les contours. Hélas, cette proposition n’a pas reçu votre assentiment. Le seul moyen de contournement que j’ai trouvé et développé durant ces cinq (5) dernières années, c’est  de réunir souvent les secrétaires nationaux et ceci en évitant soigneusement de heurter votre susceptibilité dont j’ai une parfaite idée.

Par ailleurs, l’article 73 des statuts du parti indique clairement que « l’investiture et les positionnements des candidats aux élections législatives relève du bureau politique ». Mais jamais ça n’a été le cas. Conséquence, les positionnements sont conduits par vous seul et en tenant compte exclusivement de ce que chacun et beaucoup ont fini par savoir, réduisant ainsi le militantisme, les sacrifices, la loyauté et le dévouement, bref, le mérite de vos compagnons d’aventure et ceux des militants au second rang, que dis-je, au dernier rang. Oui au dernier rang, comme l’illustrent d’ailleurs fort tristement les derniers positionnements aux élections législatives. Pire, en plus d’avoir méconnu les règles élémentaires de la méritocratie, les lois de la nature, les positionnements que vous avez faits ont cette fois-ci, comme jamais auparavant remis en cause les équilibres fondamentaux des deux grandes communautés qui constituent la plus grande base électorale du parti à savoir les goun et les yorouba.

Ainsi à Porto-Novo, dans la 19ème circonscription électorale, vous n’avez identifié, pour vous remplacer sur la liste, aucun de tous les cadres et notables goun qui vous ont servi et accompagné depuis si longtemps. Même pas ceux d’entre eux qui ont payé leur fidélité et leur dévouement à votre cause, de leur carrière, de leurs affaires y compris au prix de la prison. Ainsi, il n’y a aucun goun sur la liste, le seul député goun de Porto-Novo qui siège aujourd’hui, à l’Assemblée nationale nous est paradoxalement offert par la Renaissance du Bénin (RB). Il s’agit de l’Honorable Francis LOKO. De même, à Akpakpa, dans la 15ème circonscription, le PRD n’a positionné aucun yorouba, ni comme titulaire, ni comme suppléant. Le seul député yorouba de cette circonscription nous est aussi offert par nos amis de la RB. Il s’agit de l’honorable Kamarou ALI.

Vous le savez vous-même désormais, puisque vous avez le retour des réactions suscitées par vos choix. Ces positionnements, ont surpris plus d’un dans le parti, dans l’Union et même dans l’opinion. Dans cette surprise, certaines absences de la liste PRD parvenue à l’Union ont plus que surpris encore. Beaucoup sont ceux qui s’interrogent de l’absence sur votre liste de vos jeunes collaborateurs que les Béninois ont vus au front au lendemain de votre échec en 2006. Chacun voulait savoir ce qui s’est passé exactement.

Me concernant, il m’est revenu beaucoup de commentaires dont le plus choquant est que vous auriez dit que : « Mouka, je ne l’ai pas positionné parce que je ne l’aime pas ». Rien de plus pour choquer un homme qui a tout laissé et sacrifié pour se battre nuit et jour à vos cotés pour votre élection à la présidence de la République. Quoi de plus choquant ! Mais vraiment quoi de plus choquant ! Ne pas tenir constamment parole à mon égard est choquant, dire par-dessus le marché ne pas m’aimer est encore plus choquant. En quoi le positionnement sur la liste électorale peut-il relever du domaine de l’affection? Je m’interroge.

Militant de section du parti à l’extérieur, responsable de structures verticales et horizontales depuis mon retour au pays et même après avoir été promu secrétaire général du parti au cours du congrès de décembre 2006, j’étais loin de penser que vous pouvez donner la moindre parole sans la tenir. Et pourtant au contact de la réalité, que de paroles données et non tenues à mon endroit et à l’endroit de beaucoup d’autres dont j’ai connaissance. Pour illustrer, je citerai un seul cas :

2006, «Mouka, je vais te faire député parce qu’à voir ce que tu as fait et comment tu t’es battu, ce n’est pas en une journée, ce n’est pas en une semaine encore moins en un mois, tu as tellement travaillé que, quand je m’écoute, je me dis qu’est ce que je peux te faire pour te récompenser ? Je vais te faire député ». Ainsi me parliez-vous quelques jours après les résultats des élections présidentielles de mars 2006.

2007, Quelques mois plus tard, après plusieurs autres confirmations de cette promesse, vous me disiez un jour à votre résidence à Porto-Novo : « Tu es le secrétaire général du parti, il n’y’ a pas de raison que tu ne sois pas à l’Assemblée nationale. C’est vrai, c’est une question d’argent mais laisse-moi faire ». De tels propos, vous les avez multipliés jusqu’au jour où vous me disiez de préparer deux dossiers de ma candidature aux élections législatives de 2007, un pour Cotonou et un pour Porto-Novo. Ce que j’ai fait et déposé à votre niveau. Trois (3) jours avant le dépôt des dossiers à la Commission Nationale Electorale Autonome (CENA), dans une conversation téléphonique, vous me disiez exactement ceci : « Mouka, le positionnement se fera à Porto-Novo et non à Cotonou », c’est en allant déposer les dossiers des candidats PRD à la CENA avec Frédéric Joël AÏVO, votre directeur de cabinet, que j’ai su que je n’étais que suppléant. Il y a-t-il une confusion possible entre être député et suppléant, la question est posée. Une semaine après le dépôt des dossiers, dans une rencontre d’explication, je vous disais exactement ceci : « le problème pour moi n’est pas forcement le fait d’être positionné ou pas mais beaucoup plus un problème de repères parce que de mon point de vue, quand on ne peut pas retrouver un ainé dans la parole donnée, il y a véritablement problème pour la suite ». Les arabes disent que l’homme vaut la parole, la parole vaut l’homme et Nicolas Sarkozy enseigne à raison que : « la question de la parole donnée n’est pas une question politique mais relève de la moralité ».

Pour montrer que le combat qui est le mien n’est pas personnel, j’ai accepté d’être le directeur national de campagne de ces élections législatives de 2007. Cette campagne a permis au PRD de s’en sortir avec dix députés. Ce n’était pas évident à l’époque. Mieux, comme si de rien n’était, avec d’autres, j’ai continué le travail du repositionnement du parti sur l’échiquier politique national. Nous avons réussi à rendre le parti plus fréquentable, ce qui d’ailleurs à favoriser son rapprochement avec les autres formations politiques pour créer l’Union fait la nation et pour enfin débouchez sur votre désignation comme candidat unique aux élections présidentielles de mars 2011.

Ce cas de parole non tenue est le premier d’une série que j’aurai avec vous au cours des années suivantes au point qu’au jour d’aujourd’hui, je suis en mesure de certifier sans aucune hésitation que vous êtes un homme qui ne tient pas à sa parole ou alors celui dont la parole donnée n’a aucun sens. Ma conviction sur cette question est davantage confortée par la mésaventure de beaucoup d’entre vos soutiens y compris, et c’est le plus attristant, de la majorité de ces jeunes cadres qui vous ont défendu, sans doute avec candeur, naïveté, mais avec un dévouement et un esprit de sacrifice étonnant. Mais vous n’y avez pas été sensible, au contraire nombre d’entre nous ont payé leur loyauté et leur fidélité par des engagements pris mais non tenus.

Tout ceci m’a posé et me pose encore aujourd’hui un problème profond de convenance et de ligne, mais il fallait faire avec. L’essentiel du combat étant ailleurs à savoir réussir avec l’ensemble de nos militants et sympathisants à vous porter à la magistrature suprême. Nous avons joué notre partition mais hélas !

Fort étrangement, depuis qu’on a fini les élections présidentielles à ce jour, aucune réunion formelle ni informelle pour apprécier et analyser la situation afin de tirer les conséquences idoines et savoir qu’est ce qu’il faut faire pour faire face à l’avenir. Je comprends votre gène par le non positionnement de vos deux plus proches collaborateurs et probablement deux de vos ardents défenseurs : le secrétaire général et votre directeur de cabinet. Vous n’avez pas cru devoir tenir la moindre séance avec eux jusqu’à ce jour. Cela voudrait-il dire que nous repartirions pour les mêmes pratiques et sans doute pour les mêmes résultats ?

Or, nous savons tous quelles sont les causes profondes de nos échecs successifs aux différentes élections présidentielles, notamment à ce dernier scrutin. Nos maux ont pour noms : impréparation, inorganisation, absence de travail en équipe et manque de coordination. Combien de fois n’ai-je pas attiré votre attention sur l’improbabilité de l’addition automatique des scores des partis membres de l’Union fait la nation à votre profit ? Et qu’en conséquence, seul un travail minutieux de terrain couvrant l’ensemble du territoire national pourrait nous permettre de rallier l’électorat de nos partenaires. Combien de fois, monsieur le président, n’ai-je pas tiré la sonnette d’alarme sur l’approximation de notre stratégie sur la gestion du dossier de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) ? Combien de fois, n’ai-je pas, avec le concours d’autres, souligné la nécessité d’une organisation rationnelle autour de vous et qui tienne compte de la réalité du terrain et surtout des forces et faiblesses de nos adversaires. Les nombreuses fiches que je vous ai adressées dans la période attestent de ces signaux d’alerte et surtout de l’urgence de votre décision et de votre action sur certains dossiers. Vous conviendrez ainsi avec moi que dans la dernière fiche que je vous ai faite, concernant la stratégie électorale et sur un certains nombre d’urgences, j’écrivais mot pour mot qu’ « attendre encore serait trop tard ».

Monsieur le président, vous me permettrez de revenir ici sur les réserves que je vous ai exprimées sur notre attitude à l’égard des institutions de la République et notamment à l’égard de la Cour constitutionnelle. Ma vision de la politique et ma compréhension du jeu démocratique est que dès lors que la haute juridiction a décidé de ce qui relève de sa compétence, en l’occurrence la proclamation des résultats définitifs, nous devrions, en bons républicains, nous y conformés scrupuleusement. C’est le prix à payer pour préserver les acquis de la conférence nationale et maintenir notre pays et son peuple dans la démocratie et dans la paix. C’est d’ailleurs cette divergence qui explique mon absence à vos cotés le jeudi 31 mars 2011 lors d’une ultime déclaration contestant les résultats définitifs de la Cour. Sur tout un autre plan, alors que vous étiez réticent à engager le parti à prendre part aux dernières législatives, ma vision de la politique et ma compréhension du jeu démocratique m’a amené avec d’autres à vous convaincre de la nécessité d’y aller pour continuer de compter parmi les forces politiques de notre pays et de préserver son image à l’extérieur.

C’est pour ces raisons et pour d’autres que le sens de la responsabilité m’oblige à taire, que je suis obligé de vous rendre mon tablier de secrétaire général du parti. Jacques Chirac a dit dans ses mémoires, tome 1, que « chaque pas doit être un but ». Mais notre politique au PRD ces cinq (5) dernières années, mais en réalité, depuis 1996, me conduit à penser que nos pas furent isolés et non coordonnés vers un but.

Aux présidents de cellules, de sous sections, de sections ainsi que leurs différents membres et l’ensemble des militants du parti, je confesse toute ma désolation et que faute d’éclairage nécessaire au sommet du parti, leurs multiples efforts ont eu du mal à aboutir. Ce qui est regrettable. Comment peuvent-ils comprendre que notre candidat aux élections présidentielles de mars 2011 a abordé le scrutin avec comme représentant à la CENA et comme équipe restreinte de travail, des prestataires de service, des mercenaires ? Ceux-ci sont, depuis la proclamation des résultats, repartis à leurs affaires et occupations habituelles, mais laissant les militants et le parti à leur peine et triste sort.

A mes collègues de la coordination nationale de l’Union fait la nation ainsi qu’à l’ensemble des militants de ce regroupement politique, j’exprime également tous mes regrets.  L’abnégation et la foi à l’œuvre de Bruno AMOUSSOU, président de l’Union et de Kolawolé IDJI, coordonnateur général ainsi que la détermination des militants de l’Union n’ont pourtant pas fait défaut. Il semblait difficile et très difficile que les efforts des uns et des autres aboutissent parce que quoi qu’en soit la qualité et le nombre des wagons, l’état de la locomotive comptera pour aller à terme. Je  voudrais  réitérer mes regrets et dire que je suis dans l’obligation conséquente de rendre instamment au président Bruno AMOUSSOU, le tablier de directeur exécutif de l’image et de la communication que j’occupe au titre du PRD.

Avec ceux et celles du PRD et d’autres compatriotes avec qui je partage la même vision du développement et du destin de notre pays, je poursuivrai le même combat politique sous un autre format surement avec la même détermination, la même foi en l’avenir pour apporter ma modeste contribution à la construction d’un Bénin qui renoue avec les repères et qui gagne.

Monsieur le président, Je pars du secrétariat général du parti en vous suggérant modestement de continuer avec les autres en faisant l’effort de distinguer désormais l’argent du travail militant tout en sachant concilier les deux pour de meilleurs résultats.

 

Avec ma cordiale considération.

A bientôt président.                                                                                 Moukaram BADAROU