La Nouvelle Tribune

Léhady rompt le silence et légitime la trahison

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Bénin - C’est à la faveur d’une audience à eux accordée par le chef de l’Etat, que le bureau exécutif de l’une des plus grandes formations de l’opposition a légitimé son appartenance à la mouvance présidentielle. La Renaissance du Bénin vient de tomber le masque et cela interpelle la conception sur la politique au Bénin. Au nom de la démocratie sans doute, le peuple béninois devrait s’habituer à la dérive de ses acteurs politiques. Considérant que ce sont les politiques qui planifient, tracent et orientent tout axe de développement d’un pays, la logique recommande que des divergences politiques sortent un mieux-être pour les populations à la base. En rompant le silence sur la trahison de la RB vis-à-vis de l’opposition, Léhady Soglo, président des renaissants, vient de trahir les aspirations profondes du peuple béninois. Les milliers de Béninois qui ont opté pour une alternance au pouvoir n’ont certainement pas manqué de maturité et l’ont confirmé dans les urnes lors des législatives dernières. Une sanction du régime du changement. Partir sur la liste de l’Union fait la Nation à ces élections, pour échouer dans les bras de la mouvance juste au lendemain est donc une offense à ce peuple. L’éthique a totalement perdu sa place dans la politique. Par cet acte, la RB donne raison à ceux qui avaient pensé, à tort où à raison, que l’Un était une union de circonstance. Sinon, comment comprendre que les plus connus et respectables personnalités en matière de politique nationale s’entassent dans un creuset d’illusion. Le nombril comme seul motivation de la politique, devient le bel exemple à suivre pour la jeunesse. Dans tous les cas, il est désormais clair qu’il n’y a pas d’opposant au Bénin. Sous d’autres cieux, les politiciens sont prêts à mourir pour l’amour de la patrie. Clamer accepter la politique de «la main tendue» du chef de l’Etat pour construire le Bénin, c’est prendre toute la population pour un bétail électoral. Ce peuple est plutôt mûr pour avoir fait qu’il a pu à la conférence nationale des forces de février 1990.