La Nouvelle Tribune

Réaction du gouvernement sur la non installation de certains conseils communaux

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Tokpanou dresse le tapis rouge à l’incivisme
Le secrétaire général du gouvernement, M. Victor Tokpanou est intervenu sur l’une des chaînes de télévisions béninoises pour situer l’opinion nationale sur  la position du gouvernement dans la non installation de certains conseils communaux. Selon le SG, ‘’la non installation de certains conseils ne semble pas être pour le gouvernement une atteinte grave à la loi’’.
Il évoque ensuite que  de pareilles situations s’étaient déjà posées par le passé, et des conseils communaux ont été installés hors délai.  Il a cité les cas de Malanville et de Calavi. Autrement, le gouvernement n’est nullement préoccupé par la situation illégale dans laquelle certains militants ont plongé certaines communes. Que la loi soit respectée ou pas, le gouvernement ne s’en trouve guère ému. Et pourtant il est le premier garant du respect de la loi. Comment peut-on dire que le non respect d’une loi de la République n’est pas grave. Cette affirmation est suffisamment grave elle-même venant d’une autorité aussi haut placée. Elle est par ailleurs dangereuse quand c’est un juriste qui le fait. Mais, devrait-on continuer par fouler aux pieds les règles de la République ? Parce que cela s’est produit il y a cinq ans, on devrait le répéter cette fois. Le gouvernement avec cette sortie de son Secrétaire Général vient de dresser le tapis rouge à l’incivisme.  Le fait ne devrait pourtant pas surprendre vu que le gouvernement même est coutumier des violations de la Constitution. Cependant, en citant le cas de Malanville, M. Tokpanou a oublié que  le préfet qui avait reporté l’installation est outillé pour le faire. Or, dans le cas de la plupart des autres communes dans lesquelles les conseils n’ont pas pu être installés, ce sont des militants d’un regroupement bien connu du pouvoir en place qui en sont les auteurs. Ou bien, ces vils individus irrespectueux des lois de la République qui ont empêché le bon fonctionnement des institutions  ont-ils autre recours que la Cour Suprême pour se plaindre? A moins qu’on ne veuille faire comprendre aux Béninois que le regroupement dont il s’agit se confond avec l’autorité étatique.

Benoît Mètonou