La Nouvelle Tribune

Règlement de crise à l’Un: le silence incompris des ténors

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La crise née au sein de l’Union fait la nation (Un) suite a la présidentielle et aux législatives, a semblé ôter aux responsables toute possibilité de réaction. Et tout porte à croire que l’existence de ce regroupement politique se conjugue déjà au passé. L’attitude des uns et des autres au sein de l’Un montre que le prononcé du divorce, tel que «La Nouvelle Tribune» l’a annoncé, est déjà irrémédiable entre alliés politiques, hier, du même bord. Plus aucune initiative n’est prise par les responsables pour juguler la crise de confiance qui n’a fait que ronger l’union et causé du tort aux militants des deux camps. Les visions ne sont plus les mêmes, chacun semble trouver son chemin. Il n’y a pas eu de déclaration contradictoire à ce qu’a fait le président d’honneur de l’Un –Nicéphore Soglo- piqué au vif par les écrits de certains journaux qui ont accusé sa formation politique de trahison vis-à-vis de l’Un. Ses alliés d’hier n’ont pas su réagir aux griefs qu’il a énumérés contre eux, dès son retour de Paris où il était allé prendre part  à un colloque international sur l’éradication de la faim dans le monde. Les promesses faites par le Président d’honneur en ce qui concerne la rencontre de ses alliés pour leur dire ses quatre vérités n’ont pas été tenues. Du moins, il l’a fait sans que les médias en soient informés. La stupéfaction aura atteint son paroxysme en leur sein, les couacs liés au dysfonctionnement de ce regroupement exposé par le Président d’honneur n’ont jamais été étudiés par les grandes instances de l’union. Les indicateurs sont alarmants et l’avenir de ce regroupement  parait hypothétique. L’image personnelle a pris le pas sur l’image du groupe, la dignité aussi. Cela se justifie par la vive réplique de Maitre Adrien Houngbédji aux accusations contre sa personne. Lesquelles accusations faisaient état d’un probable remboursement de 8 milliards Fcfa de frais que lui aurait fait Boni Yayi son adversaire politique. Par ailleurs, il a refusé toute politique de main tendue qui ne serait pas sincère. A l’allure où vont les choses, l’union risque de ne plus «  faire la nation  » et les adversaires politiques auront raison d’eux. Tout sent le flou et ils doivent savoir transcender les différends qui minent leur coalition. L’histoire a l’art et la manière de distribuer des rôles qui ne sont pas toujours rationnels, et les ténors de l’Un dont les attitudes laissent au sein des populations un goût d’inachevé ont tout intérêt à jouer leur rôle. Car leur crédibilité en dépend.