La Nouvelle Tribune

Boni Yayi tient à un gouvernement restreint

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(19 ministères annoncés) La formation du nouveau gouvernement de Boni Yayi se précise.  Quelques jours après la formation  du bureau de l’Assemblée nationale, rien n’arrête plus le Chef de l’Etat  pour rendre public la liste. Et selon les indiscrétions, ce nouveau gouvernement sera restreint à 19 ministres. Ce qu’il avait déjà dit le 13 mai dernier lors de son discours à la nation.

La formation du bureau de l’Assemblée nationale était la dernière contrainte qui retenait Boni Yayi à former son gouvernement. Une fois cette contrainte levée, rien ne devait plus hypothéquer cette formation. Le Chef de l’Etat s’attèle actuellement à apporter les dernières corrections à cette liste. Selon des indiscrétions, ce gouvernement comportera 19 ministres. « Il s’agit d’un gouvernement d’austérité pour respecter les exigences des bailleurs de fond, mais aussi pour s’accommoder à la difficulté des finances que traverse notre pays », souffle une source proche du dossier.  Pour alléger la tâche, le Chef de l’Etat a confié une bonne partie des négociations au ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki. C’est lui qui mène une bonne partie des pourparlers avec les forces politiques, reçoit les dossiers des ministrables, et fait les fusions techniques nécessaires pour réduire le nombre de portefeuilles ministériels. En effet, pour arriver à ce nombre de ministères, il faut procéder à la fusion des ministères compatibles. On annonce un seul ministère pour les transports et les travaux publics. Un seul pour le secteur de l’enseignement. Idem pour les ministères du commerce, de l’artisanat et du tourisme et de l’industrie. Idem pour la décentralisation et de l’intérieur. Mais dans la formation du gouvernement, le Chef de l’Etat garde son emprise sur cinq ministères stratégiques.  Il s’agit des ministères de la défense, des affaires étrangères, de l’intérieur, des finances et du développement. Selon les mêmes sources, c’est à Pascal Irénée que devait revenir le poste de premier ministre. Ce à quoi il s’atèle déjà avec la formation de ce gouvernement auquel il prend une part très active.