La Nouvelle Tribune

Présidence de la 6è législature: le nom de Grégoire Laourou fortement cité

Espace membre

Les derniers développements de l’actualité sur le front de l’Assemblée nationale, hier au palais des gouverneurs à Porto-Novo, portent, conformément a la Constitution, sur le choix de celui qui va diriger le parlement pour les cinq prochaines années à venir. De ce point de vue, le nom de l’ancien président de la Commission des Finances et des échanges de la 5è législature, en la personne de l’honorable Grégoire Laourou, est fortement cité.

Beaucoup de députés aussi bien des forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) que de l’opposition ont décidé à l’unanimité de porter leur choix sur le député du département des collines, contrairement au choix du premier magistrat du pays qui souhaite avec acharnement que le futur président de l’institution soit, à nouveau Mathurin Nago. Toute la journée d’hier, des tractations ont été menées entre députés Fcbe dissidents de Nago et ceux qui soutiennent les actions du chef de l’Etat, d’une part, et entre députés Fcbe dissidents de Nago et ceux de l’UN, d’autre part, afin de voir dans quelle mesure contourner les balises posées par les députés fidèles au président sortant de l’institution parlementaire.

 

En réalité qui de Nago ou de Laourou va finalement briguer le perchoir? Des interrogations à l’endroit du probable prétendant montre apparemment qu’il est désintéressé alors que des rumeurs persistantes indiquent qu’il est véritablement proposé par ses pairs. Selon nos investigations menées dans les couloirs de l’hémicycle, Laourou serait soutenu visiblement par des députés Fcbe qui ne veulent plus de Nago au perchoir. Il est également épaulé par des députés de listes minoritaires, ceux n’ayant pas totalement leur cœur quant au choix du chef de l’Etat ainsi que les députés de l’Union fait la Nation (UN) qui apportent leur soutien indéfectible à l’homme, même s’il n’est pas du sud comme l’avancent certains députés qui pensent que le perchoir est toujours revenu à un gars du sud. Malgré tout ce qui a été fait hier à l’Assemblée nationale, rien ne se dessine pour l’instant et des surprises sont attendues tant que le vote n’est pas enclenché.