La Nouvelle Tribune

Les défis qui attendent la nouvelle représentation

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Une fois installée, les députés composant la 6ème législature auront des objectifs  prioritaires  à atteindre, ceci pour l’enracinement de la démocratie et la reconquête des libertés aussi bien individuelles que collectives. Ils auront aussi, quelle que soit leur coloration politique, à poser des actes visant à redorer et à redonner à ce haut lieu de la politique ses lettres de noblesse.

Après 50 ans d’indépendance et 20 ans de vie démocratique, le pays est à la croisée des chemins. L’installation des hommes et femmes composant la 6ème législature, après ces deux grandes périodes de l’histoire de notre pays débouchera sur les rôles et les défis que doivent relever ces fils et filles de la nation, en leur qualité d’honorables députés. Les défis qui les attendent sont divers et variés. L’un des plus majeurs est d’abord de définir pour les années à venir les grandes lignes de la gestion de l’Etat, avec pour corollaire un développement endogène et durable basé sur une utilisation judicieuse des ressources existantes. Aussi, auront-ils à matérialiser en acte la charte Africaine de la jeunesse déjà adoptée et ratifiée par les autres pays de la sous région. La jeunesse doit être au centre des actions qu’ils auront à mener tout au long de leur mandature. Car elle est le fer de lance de toute la nation, se plait-on à répéter. Cette nouvelle représentation doit essayer de corriger les tares de la précédente et éviter toute volonté de confiscation, par une seule entité politique, des prérogatives du parlement. L’Assemblée nationale doit aussi éviter d’être un champ de bataille –dans le vrai sens du terme- entre la mouvance et l’opposition pour devenir un champ d’affrontement d’idées en vue de la défense des intérêts du peuple. Les nouveaux représentants du peuple doivent accorder un intérêt particulier à l’instauration d’un débat parlementaire équilibré sans recours aux comportements de bas niveaux qui n’honorent pas leurs mandants, comme on l’a vu vers la fin de la législature qui vient de s’achever. Par ailleurs, les parlementaires devraient rompre avec l’idée d’être «à l’assemblée pour le chef de l’Etat». Le parlement devrait donner d’elle-même l’imagine d’une structure respectable avec les hommes qui le composent et qui ont à cœur de bien jouer leur rôle pour la bonne gestion du pays