La Nouvelle Tribune

Flash sur les femmes devant siéger au parlement

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Bénin - Après avoir fini de faire toute la lumière sur ce qu’a été la moisson des législatives, on s’aperçoit que le nombre de femmes devant siéger au parlement n’a pas varié. Au contraire il est resté statique, suscitant du coup des commentaires et analyses au sein des avertis du jeu politique.

Le vent des législatives a soufflé, et l’anus de la poule fut découvert par tout le peuple. En effet, les nombreux discours et chansons de l’approche genre gargarisés par les différentes formations politiques surtout celle au pouvoir, n’ont pas été respecté en ce qui concerne le positionnement des femmes sur les listes des législatives. Ce qui pourrait expliquer la piètre représentation des femmes au soir de ces législatives. Le mal doit être attaqué par la racine, puisque les femmes n’arrivent pas à s’imposer dans leur formation politique pour revendiquer la place qui est la leur. Elles préfèrent jouer les seconds rôles. Parmi les  huit femmes députés de cette nouvelle mandature, il y en a deux, notamment Rosine Vieyra Soglo et Claudine Prudencio qui, si elles devraient laisser leur place, les laisseraient à des hommes, ce qui en son temps donnera un coup à cette représentation assez mince que traine le parlement depuis la mandature écoulée. Les huit femmes ont été élues seulement dans les départements de l’Atlantique, du Littoral et dans l’Ouémé. Respectivement dans les 5èmes, 6 ème, 16 ème, 19 ème et 20 ème circonscriptions électorales. Par ailleurs, la situation est plus catastrophique dans la partie septentrionale du pays. Où sur les dix (10) circonscriptions électorales qu’elle compte, aucune femme n’a été élue. Le nord est, on le rappelle une région où la phallocratie y est dominante. Et cette tradition a pu résister aux temps. A croire que la politique dans le nord du pays n’admet pas la femme surtout quand il s’agit des grandes instances de décisions comme l’Assemblée Nationale.