La Nouvelle Tribune

Votes dérogatoires : le réveil tardif de la Céna

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Face à la confusion et au cafouillage qui caractérisaient le scrutin législatif, la Céna a été obligé de revenir sur sa décision qui interdit le vote par dérogation. Cet aménagement est intervenu presque à la fermeture de certains bureaux de vote. Ce qui n’a pas produit les effets escomptés. Initialement interdit, le vote dérogatoire a été autorisé en pleine élection  par la Céna qui revient, ainsi sur une des plus grandes décisions qu’elle a prise pour limiter les fraudes enregistrées lors du scrutin présidentiel. Cette décision est intervenue tardivement puisque certains bureaux ont fermé et procédaient au dépouillement quand l’information leur est parvenue de la commission électorale départementale. Les agents des bureaux de vote ne pouvaient plus rien pour les électeurs qui n’ont pas pu voter. En effet, il faut dire que cette décision de la Céna n’est pas rétroactive sinon elle allait permettre au grand nombre d’exprimer leur droit constitutionnel. Par ailleurs, le doigt accusateur est pointé déjà sur l’organisation de ces élections qui a souffert de beaucoup d’insuffisances par endroits. Ce qui pourrait raviver les soupçons de fraude dans un cas comme dans l’autre. Ce comportement de médecin après la mort qu’a adopté la Céna le jour même du vote n'a pas semblé donné ses fruits et renseigne sans nul doute sur le peu de sérieux dont elle a fait montre dans l’organisation de ces législatives. Malgré tous ses déballages des électeurs sont restés sans exprimer leurs droits civiques et constitutionnels, donc ne se retrouveront pas certainement à travers les représentants qui seront désignés après les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle, puisqu’ils n’ont pas participé à leur élection.