La Nouvelle Tribune

Contenu du discours de certains nouveaux regroupements politiques

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Azannaï dénonce l’absence des préoccupations d’intérêt national
C’est à une analyse du contenu des discours que tiennent de nouveaux regroupements politiques depuis un moment au Bénin que le président du parti Restaurer l’espoir (Re), l’ancien député Candide Azannaï a convié hier jeudi la presse au siège du parti à Cotonou. Pour sa part, ces discours sont moins fondés sur des préoccupations d’intérêt national que sur la satisfaction d’intérêts particuliers et personnels de certains acteurs de la vie politique nationale.
« (…) Les regroupements politiques actuels, ne nous paraissent pas fondés sur des préoccupations d’intérêt national, mais plutôt sur le besoin  de satisfaction des intérêts partisans… » a affirmé hier jeudi après-midi, l’ancien député et président du parti Restaurer l’espoir (Re), Candide Azannaï à l’occasion d’une rencontre qu’il a eue avec les professionnels des médias au siège de son parti à Cotonou. Et pour cause ! Ces regroupements politiques dans leurs discours, constate,  M. Azannaï, « font très peu état de la lutte contre l’extrême pauvreté et la faim, la garantie de l’éducation primaire pour tous, la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, la éduction de la mortalité infantile, l’amélioration de la santé maternelle, le combat contre les grandes endémies, l’assurance et la durabilité des ressources environnementales, la cherté de la vie, le rayonnement de notre pays par la mise en place des pratiques de bonne gouvernance ». Il a surtout invoqué le principal argument contenu dans la déclaration rendue publique le 12 mars dernier par le groupe constitué par les partis Renaissance du Bénin (Rb), Parti du renouveau démocratique (Prd), Parti social démocrate (Psd) et Mouvement africain pour le progrès et le développement (Madep) et relatif aux relents dictatoriaux du régime du changement. Car en réalité, estime-t-il, « la configuration politique née des dernières élections législatives, avaient déjà détruit et évacué les arguments sur les dangers d’une dérive dictatoriale, les menaces sur notre démocratie » Et il s’interroge de savoir ce que peut « valoir encore l’exploitation excessive d’un tel argument actuellement ». A ce sujet, il indique qu’il est impossible à une force politique de parvenir à faire passer une décision dans la configuration actuelle du parlement sans la complicité d’une autre. Ce qui l’amène à dire que s’il était une dérive que les sept membres de la prochaine Cour constitutionnelle proviennent tous d’un même courant politique, ceci a été possible grâce à la complicité de ceux qui ont aidé à la mise en place du bureau que préside Mathurin Nago. Car, « le peuple avait donné un signal fort aux dernières élections législatives en faisant en sorte qu’aucune force ne contrôle à elle seule le parlement ». Par un tel vote, observe l’ancien député, le peuple a voulu dire non au monolithisme au sein des institutions de la République. Mais, regrette-t-il, « si  ceux à qui le peuple a donné le pouvoir d’y veiller font autre chose… »

Derrière le masque du G4, des intérêts particuliers !
Candide Azannaï trouve derrière le masque du G4, des intérêts propres à chacun des acteurs politiques qui l’ont constitué. « Il y en a un qui, affirme-t-il,  avait une seule préoccupation : maintenir le contrôle de la mairie de Cotonou ; un autre qui est  guidé par l’illusion pour un soutien en 2011 et les autres intermédiaires sont à la quête d’une tranquillité dans leurs affaires et d’une meilleure visibilité ». En revanche, M. Azannaï trouve qu’il faut comprendre le combat du G13 qui rappelle-t-il, constitue « une force de revendication et d’expression de ressentiments » pour avoir manqué les fruits de ses sacrifices aux côtés de la force qu’il aidée à prendre le perchoir. Cependant, « il ne faut pas avoir honte des actes qu’on a posés », lance M. Azannaï à ses amis du G13 clarifiant qu’il n’avait fait adhérer sa formation politique à ce groupe sous la bannière duquel des candidats qu’il a parrainés aux dernières consultations,  ont compéti   à Cotonou.

« Cafouillage suspect » aux dernières élections
A l’instar de tous ceux qui l’ont précédé, le président du parti Re observe qu’il y a eu un cafouillage aux dernières élections. Mais il ajoute que ce cafouillage est « suspect » et procède d’un combat entre des « athlètes et des armateurs de la ruse politique » désignant respectivement les vieux acteurs de la politique nationale et ceux qui ont porté à ces joutes le flambeau du régime du changement.Ludovic D. Guédénon


Heureux d’avoir payé le prix fort en 2007
Seul à la veille des élections législatives de mars 2007 à mener le combat pour la sauvegarde des acquis de la démocratie au Bénin sous le soleil du changement, Candide Azannaï s’est dit hier « très heureux d’avoir payé le prix fort ». Car, « j’ai été déclaré non élu », a-t-il plusieurs fois répété tout en réaffirmant avoir plutôt trouvé sa victoire dans la configuration politique issue des urnes et qui permet d’éviter le monolithisme politique.

L. D. G.