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Les députés Fcbe sauvent le fauteuil de Nago
Le président Mathurin Nago peut désormais se frotter définitivement les mains d’avoir été sauvé hier par ses collègues députés Fcbe. En demandant un délai à la commission des lois pour déposer son rapport conformément aux dispositions de l’article 114 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et suite à la procédure d’urgence demandée par les signataires de la proposition de résolution, il a été retenu finalement la date du 13 juin 2008.
Autrement dit, le piège que vient de tendre les députés Fcbe à leurs collègues du G4, G13 et consorts a été bien mûri puisque le délai de quinze jours qui a été finalement retenu par la commission des lois pour déposer son rapport sur la proposition de résolution introduite pourra désormais sauver le fauteuil de Mathurin Nago. Même si le rapport de la commission des lois était voté le 13 juin prochain et que les menaces de destitution persistaient, le président Mathurin Nago peut se frotter les mains. Puisque même s’il était destitué par ses pairs selon la procédure normale, il pourra avoir la vie sauve grâce aux nouveaux membres de la Cour constitutionnelle qui seront installés probablement le 8 juin prochain, puisque ces derniers auraient déjà pris fonction. Et comme la configuration actuelle de la haute juridiction est connue de tout le monde, un simple recours d’un député lambda de Fcbe contre la destitution du président Mathurin Nago passera comme lettre à la poste. Ce qui permettra au président de l’Assemblée nationale de retrouver facilement son fauteuil de président de l’institution parlementaire. C’est dire que par cet acte les députés fidèles au chef de l’Etat viennent de donner  un coup à leurs adversaires politiques dans cette crise. face à cette situation, les députés protestataires poursuivront-ils leur menace? Le président Mathurin Nago sera t-il encore destitué par ses pairs? Les jours suivants nous édifieront sur la suite à donner à cette proposition de résolution et peut-être la commission d’enquête qui sera mise sur pied.
 
Ismail Kèko