La Nouvelle Tribune

La preuve que Joachim Dahissiho travaillait pour Yayi

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La politique au Bénin est un jeu d’intérêts. Elle est pleine de surprises et de farces. Joachim Dahissiho l’a confirmé le dimanche dernier, en emboîtant le pas à Salomon Joseph Biokou. Dans une ambiance postélectorale surchauffée faite de contestations de réclamations et même d’injustes arrestations, l’homme a choisi de jouer sa carte, celle consistant à féliciter la victoire par K.O de Boni Yayi. Pendant que ses ex- compagnons  ont privilégiés les voies légales pour refuser  les résultats provisoires issus du scrutin présidentiel du 13 mars, ce candidat malheureux a préféré rejoindre le Président Boni Yayi, qui à l’en croire préparait cette victoire depuis cinq. En clair dès son accession au pouvoir en 2006. Yayi a alors en lieu et place de la gestion du pays battu campagne pour le K.O. Il faut avoir le mérite de reconnaitre qu’il a participé régulièrement à toutes les manifestations des candidats contestataires visant les unes le report du scrutin et les autres la transparence, la crédibilité et la fiabilité de la liste électorale permanente informatisée. Dahissiho a tôt fait d’oublier tous les dysfonctionnements qui ont souillé le processus électoral qu’il avait décrié avant le scrutin. Il fait partie des candidats qui voulaient une alternance au pouvoir. Son virement du côté de Yayi étonne et continue d’étonner plus d’un. L’homme à facette, voyant ses intérêts fondre comme neige au soleil s’est empressé de rejoindre le camp yayi. Par ailleurs, le comportement du candidat alimente les débats et suscite beaucoup d’interrogations. Qu’est-ce qui l’a tant intéressé chez Yayi? Au point de le louer pour une victoire sujette à controverse. Une victoire contestée par presque tous les candidats qui ont joué le jeu. Joachim Dahissiho à la place de cet encourage à l’entorse de la démocratie chèrement acquise au prix de dures et longues épreuves, allait opter pour le silence. Mais on comprend que la politique au Bénin à l’art et la manière de distribuer des rôles qui ne sont pas toujours rationnels.