La Nouvelle Tribune

Répression policière et militarisation à outrance du pays: entre Yayi et Sounton, c’est qui le commanditaire?

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Le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Martial Sounton est-il le vrai auteur de la prise de l’arrêté interdisant les mouvements de protestation contre la proclamation des résultats de l’élection présidentielle, de leur sanglante répression et de la militarisation à outrance du pays ?  Cette question, maints béninois se la posent au regard de la fréquence de ce ministre au domicile du Chef de l’Etat depuis quelques jours. Depuis quelques jours, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Martial Sounton se fait plus présent au domicile du Chef de l’Etat. On le voit faire la navette entre son bureau et la résidence privée du président de la république à Cadjêhoun. D’ailleurs, il se s’en cache plus. Les riverains du président Yayi le voient fréquemment descendre de son véhicule et marcher à pied jusqu’à la résidence située à environ une cinquantaine de mètres. Il y passe le clair de son temps où, selon des sources crédibles, il a des séances de travail assez sérieux sur la sécurité avec le président de la république. Que trament-ils en réalité ? Les sources racontent que le président Boni Yayi serait très préoccupé par les mouvements de contestation des populations et entend suivre cette situation de près pour que ces derniers ne conduisent pas à des soulèvements. Les mêmes sources précisent que le Chef de l’Etat est très préoccupé par cette situation  qui ne manque pas de l’inquiéter. Certes, il n’y a pas de mal à ce que le Chef de l’Etat cherche à rencontrer son ministre de l’intérieur mais la fréquence de cette visite peut susciter des interrogations au regard des derniers développements de l’actualité. Il faut rappeler la police et parfois l’armée répriment dans une violence inouïe les manifestants, violentés et arrêtés. La barbarie a conduit à l’arrestation de l’honorable Raphaél Akotègnon, député de l’opposition de dizaines de militants à Porto-Novo. Jusque là, le Chef de l’Etat ne s’est pas encore prononcé sur le sujet. Et son silence, face à la violence de la répression laisse penser à un soutien en sourdine du président Yayi qui tirerait sur la ficelle tenue par le ministre Sounton, le ministre lige  qui ne fait qu’exécuter des dispositions venant de son patron.