La Nouvelle Tribune

Elections : le Gerddès Afrique (Sadikou Alao) fait le point de ses observations

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A quelques jours du scrutin hypothétique du 13 mars, le président De Gerddès Afrique (Groupe d’étude et de recherche sur la démocratie et le développement économique et social en Afrique) Me Sadikou Alao fait le point de son observation de la pré-campagne et de la campagne. S’il ne déplore pas grand-chose, il trouve inacceptable la restriction de la loi N°2011-03 du 4 mars par certains et la non affichage de la liste électorale et des bureaux de vote. «La campagne électorale se déroule bien. Il n’y a pas de graves incidents ». Tel est le constat fait par la centaine d’observateurs du Bénin, du Togo, du Burkina Faso, du Niger et du Nigeria ont été déployés sur le terrain depuis le début de cette campagne par Gerddès Afrique. Hier, dans son cabinet privé, Me Sadikou Alao a fait le point de ses observations face à la presse. Toutefois, note-t-il, il y a quelques aspects négatifs et c’est surtout autour de la distribution des cartes d’électeur surtout dans les départements du littoral, de l’Atlantique, de l’Ouémé et du Plateau. Dans ces départements, la distribution des cartes est lente et est assurée par des amateurs. L’autre grand couac de cette élection, dit-il, c’est la non publication de la liste électorale et des bureaux de vote. « La liste électorale doit être publiée en l’occurrence sur internet, nous ne pouvons pas aller à une élection sans cela », se désole Me Alao avant de demander aux structures en charge de l’organisation des élections de prendre les dispositions pour publier cette liste dans les meilleurs délais. Il s’est rejoui du vote de la loi N° 2011- 03 mais fustige les déclarations restrictives faites par certaines personnes. « Il faut respecter cette loi dans sa lettre, il n’est pas juste de restreindre la liste des personnes à inscrire et le nombre de jours, les restrictions faites verbalement sont de nul et nul effet et n’ont aucune valeur juridique et ceux qui le font s’exposent à des poursuites judiciaires », a-t-il déclaré. Malgré les difficultés constatées, il invite tous les acteurs politiques à respecter la date du 13 mars à se départir du fétichisme des délais constitutionnels.