La Nouvelle Tribune

L’Un réclame la publication de la liste électorale et des bureaux de vote

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Bénin - L’Union fait la nation(Un) ne baisse pas la garde quant à l’exigence d’une élection présidentielle transparente. Hier encore au cours du point de presse qui se tient au siège de campagne de l’union à Kouhounou, le porte parole de l’Un Alain Adihou, appuyé par le maire de Porto-Novo, a dénoncé la confiscation de la liste électorale et le sabotage de l’enrôlement des personnes laissées conformément à la loi N° 2011-03. «Nous avons exprimé nos exigences depuis hier et nous les réitérons ce matin. Nous réclamons la publication de la Lepi, notamment sur Internet. Que la Lepi soit publiée partout puisque sans publication de la Lepi, elle n’existe ». Ainsi s’exprimait Alain Adihou hier matin au point de presse quotidien au siège de campagne de l’Un. Mais ce n’est pas seulement la Lepi qui est dans le viseur de l’Un, son porte parole affirme qu’il faut aussi publier la liste des bureaux de vote afin que l’Un puisse y positionner leurs représentants. Tous ces manèges, selon lui, sont faits à dessein. « Ce que nous soupçonnons derrière tout ça c’est la fraude massive », a-t-il fait constater. Pour renchérir cette thèse, il rappelle la volonté émise par le Chef de l’Etat lui-même lorsqu’il a écrit au président de la Cour Constitutionnelle pour demander la non publication des résultats dans les bureaux de vote. Ironisant l’œuvre du superviseur général de la Cps-Lepi, le porte parole de l’Un remercie Bako : « l’histoire aura retenu que c’est de lui que vient ce désordre ». Dans la même veine, Alain Adihou a fustigé l’interprétation faite de la loi N°2011-03 par la majorité des membres de la Cps-Lepi, de la Mirena et de la Cena qui a réduit les personnes à enrôler à ceux qui se sont inscrits dans les cahiers faute de recensement et ceux qui se sont fait recenser sans avoir la chance de s’enrôler. Pour Alain Adihou, cette disposition est sans équivoque et n’a pas besoin d’interprétation et surtout d’exclusion. Il invite tous les citoyens en âge de voter de se rendre dans les centres d’enregistrement pour se faire enrôler. Toutes ces conditions sont sine qua non pour la tenue de l’élection du 13 mars qu’il dit, ne pas engager l’Un. Il a été rejoint au pupitre par le maire de Porto-Novo Moukaram Océni. Il a déploré le fait que l’autorité locale qu’il représente n’ait pas été associée aux opérations de la Lepi. Très remonté contre le superviseur général de la Cps-Lepi qui a laissé 79.706 personnes à Porto-Novo soit le tiers de l’électorat de cette ville. Il s’est appesanti sur son cas et a affirmé avoir eu sa carte après trois jours de recherche dans la ville mais dans le 1er arrondissement alors qu’il s’est fait recensé dans le 4è. Il a pis, dit-il, puisque le jour du scrutin des centaines de porto-noviens iront à Aguégué, à Sèmè Kpodji et à Akpro- Missrété pour voter. « Le couple Bako-Batchabi nous a enfanté un monstre à trois têtes », a-t-il déclaré en mettant le peuple béninois en garde d’une descendance monstrueuse du couple Gnonlonfoun-Hounkpè. Mme Bintou Chabi Taro a, au début de la conférence, présenté une bonne fête à quelques femmes venues de tous les quartiers de Cotonou et leur a fait part de la vision du candidat Houngbédji pour qui elle les invite à voter le jour du scrutin.