La Nouvelle Tribune

Micro-crédits: les mises au point et les vérités de Reckya Madougou

Espace membre

Suite à une émission à laquelle il a participé mardi dernier sur Golf Tv et au cours de laquelle il aurait tenu des propos diffamatoires et mensongers contre le programme de micro crédit aux plus pauvres, le ministre de la micro finance Réckya Madougou a tenu à apporter la vérité et la contradiction à Irénée Agossa. Aussi a-t-elle décidé de l’inviter à un débat contradictoire. Ce qui a été fait hier soir sur Golf Tv. Pendant deux heures, Reckya Madougou a balayé du revers de la main les contre-vérités de Agossa et rassurer les milliers de femmes sur la pérennisation du programme. « Les déclarations du représentant de l’Un sont pleines d’intoxication, de mensonge, d’amalgame, et de diffamation », a tenu à préciser Réckya Madougou au début de l’émission. Si son contradicteur trouve que les panneaux publicitaires et les multiples tournées du Président de la Républiques dans le cadre du programme de micro crédit aux plus pauvres constituent des gaspillages de fonds, le ministre des micros crédits confie quant à elle, qu’il s’agit d’une rubrique de suivi de la hiérarchie conformément aux textes du Fonds national des micros finances au Bénin. C’est selon elle, une démarche très importante non seulement pour amener les potentielles bénéficiaires du programme à y mettre beaucoup de sérieux notamment dans le remboursement mais pour dire les choses telles qu’elles sont contrairement aux allégations  mensongères des acteurs politiques de l’opposition. Et ces sorties de suivi, ne coûteraient aucun centime d’après les déclarations du ministre qui a tenu aussi à  rappeler qu’en matière de panneaux publicitaires il n’y a eu qu’une seule campagne d’affiche en trois ans d’exécution du programme sous le régime du changement. Et ceci, à l’occasion du recensement biométrique afin de montrer aux bénéficiaires le processus. Mais ce nombre de fois n’est pas seulement ce qui intéresse Irénée Agossa. Outre le coût, c’est plutôt la photo du Président de la république et celle du ministre qu’étalent ces affiches. Des photos qui selon lui, relévent  de la pure propagande politique. A contrario, Réckya Madougou, déclare que la disposition de ces vues sur les affiches répond à une stratégie créatrice selon laquelle les leaders de la vision derrière le programme y soient présents à travers leurs images afin de donner le bon exemple et pour amener les bénéficiaires à y croire.

Tout au long des deux heures horloge qu’a duré l’émission, Réckya Madougou s’est inscrite en faux par rapport à toutes les déclarations de Irénée Agossa. Pour elles, ce sont des recherches d’idées pour « rendre impopulaire le programme qui jamais ne peut être comparé à Icc services. Car tel que le programme de micro crédit est conduit sous le changement, c’est « un second Icc service » a déclaré Irénée Agossa. Il trouve en effet que le système de gestion mis en place évolue dans l’informel et aurait des similitudes  avec Icc Service. Par contre le ministre Réckya Madougou a soutenu qu’il s’agit d’un système assez clair et transparent et qui répond aux normes internationales  dans le secteur. Il a permis aujourd’hui d’être à 3,9% de portefeuille  à risque. C’est un système qui serait en train d’être copié par d’autres pays de la sous-région comme le Burkina-Faso, aux dires du ministre. Et ce, compte tenu de sa fiabilité, à l’en croire. Toutefois, le membre de l’Union estime que l’un des véritables problèmes de ce programme se trouve être la catégorisation qui selon lui ne répond ,  contrairement aux propos du ministre, à aucune norme. L’autre problème, c’est aussi, la capacité de chaque bénéficiaire à fructifier l’argent. Mais ce sont des problèmes qui pour le ministre correspondraient à une philosophie de Irénée Agossa et qui certainement n’est pas celle choisit le gouvernement à travers sa vision du programme du micro crédit aux plus pauvres. Laquelle vision est de rendre économiquement actives les couches  les plus pauvres, changer leurs situations et les amener à participer à l’économie nationale. A propos d’Ong qui n’auraient pas remboursé les crédits mais qui en recevraient d’autres, le ministre en charge des micros crédits explique que tout se passe conformément aux textes et que le taux de 95 % de remboursement est respecté. Elle ajoute que les 5% se sont pas abandonnés mais assortis d’échéancier et étalés sur un temps.