La Nouvelle Tribune

Environnement des organisations professionnelles des médias

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Les mises au point du Synapromeb
Le Syndicat national des Professionnels des Médias du Bénin (SYNAPROMEB) a suivi avec attention et intérêt, la sortie médiatique de certains responsables d’associations du monde des médias, qui ont rappelé à profusion, les recommandations des Etats généraux de la presse béninoise appelant à la constitution de deux unions.
Le SYNAPROMEB qui croit en la vertu de l’union pense néanmoins que celle-ci ne saurait aller de pair avec l’exclusion. Et ceux qui parlent d’union aujourd’hui doivent bien comprendre de quoi il est question.De toutes les façons, le SYNAPROMEB ne participera pas à une polémique inutile.
Engagé depuis son avènement, dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels des médias du Bénin, et pour la défense de la liberté de presse, le SYNAPROMEB n’entend pas se laisser distraire.
Aussi, tient-il à faire les mises au point qui s’imposent :

Le SYNAPROMEB n’a jamais visé à détruire qui que ce soit ni quelque structure que ce soit.
Et, les acquis des Etats généraux de la presse dont on se gargarise au point même d’en faire un épouvantail, n’auront jamais de sens que dans la volonté de ceux qui en réclament la paternité voire l’exclusivité, de faire les choses dans la décence et la clarté. Or, sur ce point précisément, ils ont échoué. Et c’est vain combat que de vouloir montrer du doigt le SYNAPROMEB comme l’empêcheur de tourner en rond. Car ceux qui parlent de « grognes » qui persistent un an après « au niveau du patronat » notamment, suite aux assemblées électives, savent que cela ne saurait être lié au hasard ni à une mauvaise foi perpétuelle. Ils devraient donc se remettre en cause et se dire la vérité.
D’ailleurs, le SYNAPROMEB s’étonne que tout en contestant certaines déclarations, particulièrement des informations contenues dans le livre de son Secrétaire général, les responsables de ces associations n’osent pas nier que les textes de l’Union avaient été traficotés pour profiter à quelques-uns. A qui profite le crime ? C’est sur des questions du genre que le SYNAPROMEB aimerait entendre lesdits responsables. A cet effet, le SYNAPROMEB et ses responsables restent disponibles pour des débats contradictoires dont ils laissent même le choix des stations et des animateurs à la discrétion de ceux qui se plaignent. Ce sera, nous en sommes persuadés, une occasion définitive de situer les responsabilités de ce qu’ils appellent remise en cause des acquis des Etats généraux de la presse béninoise. Et d’expliquer les avantages qu’ils auraient concédés à des membres du SYNAPROMEB.
Par ailleurs, le SYNAPROMEB fait observer à ceux qui se plaignent que depuis 10 mois qu’il existe, il n’a jamais publié un communiqué ou une déclaration pour les combattre. Bien au contraire, toutes nos actions ont visé les intérêts des professionnels des médias.
Et si nous avons dénoncé à juste titre, la mise sur pied cavalière de la Commission électorale en vue du remplacement à la HAAC de Clément HOUENONTIN, de regrettée mémoire, c’est très précisément parce qu’elle ne tient pas compte de la nouvelle configuration du paysage associatif dans le milieu de la presse. Sur cette même question, il s’agira par exemple, au cours du débat, d’expliquer comment certains responsables de la Commission se sont retrouvés du jour au lendemain employés de certains organes de presse. Encore un miracle ! Il faudra dire qui sont ceux qui peuvent voter. On imagine que seuls les détenteurs de la carte de presse délivrée par la HAAC le pourront. Là-dessus, il faut se demander comment des gens qui n’en sont pas détenteurs peuvent organiser l’élection, puisque dans l’absolu, ils n’ont pas la qualité de professionnels des médias et donc, ne pourront même pas voter.  Inédit ! Des questions qui peuvent être élucidées au cours d’un débat contradictoire.
Aussi le SYNAPROMEB tient-il à préciser à qui de droit que sa naissance ne doit pas être réduite à une question d’humeur. Car même s’il a vu le jour dans une ambiance de mécontentement provoqué par des gens qui se connaissent, il ne ressasse pas cet épisode. Bien au contraire, il s’investit du mieux qu’il peut avec ses moyens limités en attendant d’en avoir plus et d’être plus efficace encore, dans la défense des intérêts des professionnels des médias. Et, c’est sans doute cette efficacité sur un terrain où d’autres hésitent, font des calculs et finalement perdent pied, qui dérange. Le SYNAPROMEB s’en réjouit et souhaite que d’autres lui emboîtent le pas dans la lutte franche pour la défense de la liberté de presse et pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels des médias du Bénin.
En sus, le SYNAPROMEB voudrait maintenant engager les défenseurs des fameux acquis des Etats généraux de la presse béninoise à marquer la pause pour faire le point, sans complaisance, de leurs acquis. Et surtout de leurs effets sur la vie des professionnels des médias du Bénin.

Fait à Cotonou, le 27 mai 2008

Le SYNAPROMEB