La Nouvelle Tribune

Nago pique une colère contre des journalistes

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Bénin - Devant des indicateurs déjà alarmants, le Président de l’institution parlementaire en rajoute de plus comme pour défoncer une porte déjà ouverte. Ceci s’explique bien par son acharnement sur la délégation de professionnels des médias qui était dans son bureau pour se plaindre de la violence exercée sur un des leurs par ses gardes.

Le temps pour eux de s’installer, le Président se laisse piquer par une envolée lyrique. Je le cite en transe « quand quelqu’un fait quelque chose qu’il assume, votre confrère a exagéré, j’ai été déjà victime de plusieurs de vos écrits, il a porté de sévères commentaires contre moi, il a dit que je ne suis pas digne, je quitterai bientôt le parlement et on verra». Par cette réaction très étonnante et menaçante, le Président de l’Assemblée a purement et simplement manqué à son  devoir celui de les écouter sans ménagement. Il s’est alors acharné à verrouiller les portes et à opposer une farouche surdité à leur plainte. Pour bon nombre de journalistes, la réaction de Nago est d’essence à œillère et constitue une incitation de mauvais goût de nature à occulter les réelles intentions d’un homme politique en marges de manœuvre à la vieille d’une consultation électorale. Face à ce comportement à tout le moins ahurissant, le colonel leur a présenté des excuses au nom de sa troupe. Mais le Président de l’Assemblée Nationale, a semblé oublié que les institutions demeurent mais les hommes partent.