La Nouvelle Tribune

Conférence de presse de l’Un sur la Lépi : Besancenot et la Cour constitutionnelle au banc des accusés

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La déclaration de  « L’Union fait la nation » sur le processus de réalisation de la liste électorale permanente informatisée « Lépi », interpelle à plus d’un titre  la France, les partenaires au développement et les sages de  la Cour constitutionnelle. Et pour cause, les prises de position  de l’actuel ambassadeur de France au Bénin et le diktat des sages de la Cour sont clairement fustigés par le texte lu par Bruno Amoussou,  Président de «l’Union». A l’ouverture de la sixième page du document, 3è paragraphe, le lecteur découvre in extenso ce qui suit : « A la séance de restitution des travaux du Groupe de travail, le 6 avril 2010, la salle fut transformée en un amphithéâtre où se déroula une mise en scène de la plus ridicule grossièreté. A l’exposé du responsable de la société civile, coordonateur du Groupe, succéda une série de cours magistraux des « techniciens» de la MIRENA, plus ou moins documentés, sur les techniques de recensement, sur les interprétations juridiques de la loi portant réalisation de la Lépi en ces dispositions qui concernent la progressivité à observer dans la conduite des opérations. Les conseillers du chef de l’Etat, en très grand nombre dans la salle, accompagnaient les exposés par d’intenses applaudissements prolongés. L’ambassadeur de France ne put que joindre sa voix à l’optimisme ambiant en donnant lecture d’une déclaration de soutien des pays de l’Union Européenne à la poursuite des travaux, sans une pause, sous les acclamations des membres du cabinet du Chef de l’Etat et sous son regard satisfait ». Fin de citation.

En poursuivant, à la page 10, il est écrit noir sur blanc que « l’Union fait la nation  rend la Cour constitutionnelle responsable de la conduite précipitée, confuse et opaque de la réalisation de la Lépi car c’est elle qui a imposé, par des décisions, son utilisation obligatoire en 2011, quelle qu’en soit la qualité et le niveau d’achèvement ». Voilà qui interpelle la conscience des uns et des autres.