La Nouvelle Tribune

Faute de signatures nécessaires: l’ouverture de la session extraordinaire toujours bloquée

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Les députés peinent à ouvrir la session extraordinaire annoncée devant permettre de poursuivre le processus de désignation de leurs représentants au sein des démembrements de la commission électorale nationale autonome (Céna). Pour cause, depuis le jeudi dernier, ils n’arrivent pas à recueillir les signatures nécessaires pour ouvrir cette session extraordinaire. Depuis la clôture de la session budgétaire le jeudi dernier, le président de l’Assemblée nationale Mathurin Coffi Nago a du mal à maitriser ses collègues de la 5è législature. Selon les informations recueillies des sources parlementaires, seulement 17 signatures ont été recueillies pour l’ouverture de cette session extraordinaire. Aussi bien dans le camp de la mouvance que celui de l’opposition, on n’a pas apparemment l’engouement qu’il faut pour ouvrir cette session extraordinaire. Les mêmes sources parlementaires indiquent que plusieurs raisons seraient à la base de ce blocage. La première raison serait dû au fait que aussi bien dans le camp présidentiel que celui de l’opposition, tout n’est pas encore fin prêt pour que les différents groupes parlementaires de l’Assemblée nationale déposent la liste de leurs représentants. Le secrétariat de Nago n’aurait même pas encore reçu jusqu’à ce jour une liste depuis que les listes des Ced ont été adoptées. La seconde raison serait due au fait que les députés, surtout ceux de l’opposition manifestent quelque peu leur mécontentement par rapport à certaines irrégularités qui s’observent dans la réalisation de la liste électorale permanente informatisée (Lépi). Aux dernières nouvelles,  des centaines de personnes ne seraient pas enrôlées malgré le lancement du ratissage énoncé par la Cps-Lépi. Plusieurs milliers de personnes seraient encore laissées sur le carreau à la fin de ce processus. Des négociations ont été entreprises vers les responsables de la Cps-Lépi pour qu’une formule soit trouvée pour enregistrer ces milliers de personnes afin d’éviter  lors du vote. Mais rien n’aurait abouti jusqu’à ce jour et malgré les appels répétitifs des représentants et des maires de l’UN. Tous ces facteurs feraient parti aussi des raisons du blocage enregistré au parlement. Ce qui risque de conduire le processus vers l’impasse et conduire au blocage de l’institution chargée d’organiser les prochaines échéances électorales. Puisque, même si cette Cena est installée et que les représentants des commissions électorales départementales (Ced) désignés et installés, rien ne pourra se faire sans les autres démembrements de la Cena que sont les Cec et les Cea. Et par ce temps qui court, on se demande si réellement les députés veulent participer à l’organisation des prochaines élections ou ont-ils d’autres alternatives dans leur tête. Aujourd’hui, nous sommes pratiquement à 20 jours du scrutin et on assiste à tous ces blocages dans un contexte où même les responsables de la Cps-Lépi ne savent pas où donner de la tête, avec des régions, surtout du septentrion, qui n’auraient même pas encore fini avec le processus d’enregistrement de la Lépi puisque les listes ne seraient pas encore affichées dans ces régions. La Céna bloquée à ce jour, malgré le calendrier établi, que pourront alors les membres sans l’installation de ses démembrements.