La Nouvelle Tribune

Le Bdp Dodzi Gamèlé et l’Ubf entrent à l’Un

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A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, les partis et mouvements politiques se bousculent toujours pour adhérer à l’Union fait la nation. Hier encore, deux partis politiques ont signé leur protocole d’adhésion à la coalition à son siège à Fifadji. Il s’agit du Bloc pour la démocratie et le progrès (Bdp Dodzi Gamèlé) de Jean Claude Hounkponou et l’Union pour le Bénin du futur(Ubf) de Joseph Innocent Gandaho. La force est dans l’union. C’est en faisant leur cet adage que plusieurs partis politiques signent leur adhésion à l’Un. Hier, la salle de conférence du siège de l’Un a été prise d’assaut par les militantes et militants du Bdp Dodzi Gamèlé et de l’Ubf. Comme d’habitude, c’est Bruno Amoussou qui accueille les nouveaux venus.  Le protocole aussi est resté le même : signature du protocole d’adhésion par les différentes parties, allocutions et remise des textes fondamentaux de l’Un aux nouveaux venus. La première signature de protocole d’adhésion a eu lieu entre le Bdp et l’Un. Prenant la parole en qualité du nouvel adhérent, Jean Claude Hounkponou a dit toute sa joie d’adhérer officiellement à l’Un. Ce choix, dit-il, est une décision mûrement réfléchie et n’est nullement motivée par quelque intérêt personnel. Son objectif est de trouver une force politique qui puisse impulser de profondes reformes dans le pays afin de réussir le développement. Et, de son point de vue, c’est l’Un qui symbolise cette force là. Mais cette décision, avertit le président Hounkponou, n’est pas un acte solitaire mais prise par le bureau exécutif national du parti et largement approuvée par les militantes et militants à la suite d’une tournée nationale d’explication. Le président de l’Ubf Joseph Innocent Gandaho a aussi dit toute sa satisfaction de se retrouver au sein de cette grande famille de l’Un. Il  a remercié tous les initiateurs de ce grand rassemblement politique qui « introduit un rayon de lumière dans la nuit obscure qui s’est abattue sur notre pays depuis l’avènement du régime du changement ». Très prospectif, il a suggéré que les forces politiques réunis au sein de l’Un travaillent à court, moyen et long terme avec toutes les autres forces politiques de l’opposition pour gagner l’élection et gouverner ensemble.  Répondant à ces deux nouveaux venus, le président Bruno Amoussou a déclaré que le combat urgent pour eux et pour leurs militants est celui de la liberté de parole. « Nous devons lutter pour libérer la télévision nationale confisquée par le pouvoir. Enfin, il a invité tous militants à travailler pour donner la preuve qu’il ne faut pas confondre la foule, les foules et le peuple.

Hounkponou, la résurrection politique !

Exaltant et atypique parcours politique que celui de Jean Claude Hounkponou. Cet ingénieur pétrolier originaire de Bopa bourlingue dans le sérail politique depuis 1990. Quatre fois élu député, il a d’abord milité dans le Parti social démocrate(Psd) de Bruno Amoussou avant de s’affranchir pour créer l’Upd Gamesu avec un certain Mathurin Nago, actuel président de l’Assemblée nationale. L’histoire des deux hommes est comme celui du chien et du chat. En effet, Hounkponou a toujours damé le pion à Nago et s’est toujours fait élire au détriment de son frère du même village. C’est seulement en 2007 que Nago a pu lui ravir la vedette.  Et depuis, la haine entre les deux hommes a pris de l’envergure. Profitant du séjour en France pour raison de santé de Hounkponou, Mathurin Nago a organisé un congrès pirate et pris la tête de L’Upd Gamesu qu’il a pourtant combattu pendant les campagnes avec la liste Fcbe. Son plan étant d’enterrer politiquement un homme qui lui fait ombrage depuis 1990. Cela a semblé lui marcher mais tel un phénix, Hounkponou renaît des cendres et créé les 06 et 07 Mars 2010 son nouveau parti le Bdp Gamèlé qui le conduit aujourd’hui à l’Un où il retrouve un de ses aînés en politique le président Bruno Amoussou. Requinqué par l’union, il lance un défi à son « frère ennemi ». « Nous allons enlever les trois députés de notre circonscription électorale », a-t-il dit à l’issue de la signature du protocole.