La Nouvelle Tribune

Quinquennat 2011-2016: Crjbd préfère Boni Yayi aux autres candidats

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Le Creuset de réflexion des jeunes pour un Bénin debout (Crjbd) a levé hier un coin de voile sur son candidat à la prochaine présidentielle. Loin d’être un choix à la légère, c’est au terme d’une analyse comparée des réalisations de Boni Yayi et des promesses des principaux candidats, Houngbédji et Bio Tchané, que les membres du creuset ont déterminé qui soutenir le 27 février 2011.

Fantasmer sur les promesses des autres candidats ou faire foi aux réalisations concrètes du Président de la république. Le choix n’a pas été difficile pour le Creuset de réflexion des jeunes pour un Bénin debout (Crjbd). A l’œuvre, Boni Yayi a fait ses preuves, et le Crjbd préfère s’en tenir à ça. Renouveler son mandat au Chef de l’Etat sortant est préférable à une autre aventure aux lendemains incertains, ont semblé laisser entendre les membres du creuset. Au cours d’une réunion politique tenue hier lundi 24 janvier 2011 à la salle bleue du Palais des Congrès de Cotonou, les responsables du Creuset ont partagé avec le public leur analyse comparative du bilan du quinquennat finissant du président Yayi  et des projets de société des candidats Houngbédji et Bio Tchané. Pour eux, il n’y a rien de plus éloquent que les résultats enregistrés par l’actuel Chef de l’Etat au cours de son mandat. Dans les secteurs essentiels que sont l’éducation, la santé, la jeunesse et l’emploi,  et la microfinance, les propositions des candidats Houngbédji et Bio Tchané, à les entendre, font figure pâle face aux réalisations du Gouvernement.

 

Loin devant ses challengers

Alors que le candidat de l’Union fait la Nation promet « la prise en charge des soins de santé de base des femmes enceintes et des enfants de 0 à 5 ans, l’assurance maladie progressive pour les scolaires de 6 à 21 ans, et un soutien de l’Etat aux mutuelles de santé pour les personnes de plus 21 ans, et que Abdoulaye Bio Tchané propose « la construction d’un nouvel hôpital de référence, la  réhabilitation et la construction des formations sanitaires », on note beaucoup mieux chez Boni Yayi, selon le Crjbd. Il s’agit notamment, a laissé entendre le conférencier Godfroy Sodjinou, « de la construction d’un hôpital de référence nationale à Parakou, d’un centre hospitalier départemental dans la Donga, de 120 centres de santé d’arrondissement, de dispensaires et de maternités ; de la réhabilitation de plusieurs centres hospitaliers départementaux », sans compter environs 19,5 milliards de dépenses pour couvrir la gratuité des soins aux indigents et la gratuité de la césarienne entre autres.

Le renforcement du capital humain et l’amélioration des conditions de travail ont par ailleurs caractérisé le secteur de l’éducation pendant les cinq dernières années. C’est ainsi que peut-on entendre dans l’argumentaire du Crjbd que « le décret n° 2010-024 du 15 février 2010 portant statuts particuliers des corps des personnels enseignants des universités nationales du Bénin leur a conféré des indemnités de logement, d’expertise, de risque, de résidence, de qualifaication. La construction de six écoles normales d’instituteurs pour assurer la formation initiale des enseignants de la maternelle et du primaire et les sessions annuelles de formations orgnisées à leur intention participent également du pari sur le capital humain dans le secteur de l’éducation. Ce que vient agrémenter la construction de 6.000 salles de classes dans l’enseignement maternel et primaire et l’ouverture de nouveaux centres universitaires. Face à ces nombreux chantiers, des projets de sociétés de Houngbédji et de Bio Tchané, le Crjbd retient de l’un que « les avantages actuellement concédés aux enseignants seront validés, quel qu’ils soient ; qu’un plan de formation professionnelle  au profit des enseignants contractuels ou communautaires reversés dans l’enseignement primaire ou secondaire, pour améliorer leurs perspectives de carrière ; la construction  de 3 grands lycées polytechniques, la gratuité au delà de la prise en charge de la scolarité et enfin, un ordinateur et un accès numérique sur tous les campus » ; de l’autre « la mise en œuvre du principe « adéquation formation-emploi », la réhabilitation et la construction des infrastructures, la création de deux universités ; la revalorisation de la fonction enseignante ». Ce qui, à suivre le conférencier, ne fait pas le poids.

Le même exercice dans les secteurs de la microfinance et de l’emploi des jeunes, à la lecture par le Crjbd des résultats des cinq dernières années, met Yayi Boni bien loin devant ses challengers dans la course à la présidentielle. Et pour ne pas changer une équipe qui gagne, le creuset appelle Boni Yayi à rempiler.