La Nouvelle Tribune

Présidentielle 2011: Marie Elise Gbèdo pour ‘’ changer le changement’’

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Et de trois pour l’avocate de la cause féminine. Samedi dernier, Me Marie Elise Gbèdo a répondu oui à l’appel à elle fait le 22 décembre 2010 par  « Synergie du peuple » en acceptant de se présenter à l’élection présidentielle de 2011. Au Palais des congrès de Cotonou, plus de 2000 femmes acquises à sa cause,  foulards rouges en main, ont scandé tout le temps « l’heure a sonné » pour que cette fois-ci une femme arrive au pouvoir.

C’est à 11h05mn que Marie Elise Gbèdo a fait son entrée au Palais des congrès de Cotonou de façon pompeuse. Un cortège digne d’un futur président de la république l’accompagnait. Elle était à bord d’un véhicule Mercedes Benz aux vitres tintées. Deux autres véhicules de même couleur et de même marque estampillés des  affiches de Me Gbèdo transportaient des responsables de « Synergie du peuple ». Un pick up de la police, gyrophare et sirène au point fait office d’éclaireur. Derrière le véhicule de la candidate, une meute de zémidjans font office d’accompagnateurs et de motards. Cinq minutes après, elle fait une entrée triomphale  dans la salle rouge. Son regard cerclé d’or, son sourire et son élégance éblouissent la salle.  Taillée dans un costume africain bien bigarré, elle arborait des parures de luxe. Quelques salutations et elle rejoint son fauteuil au milieu du podium. Il  s’agit, d’un « Louis xiv », qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Yayi à la Marina. Ce fauteuil est posé sur un tapis rouge fleuri, juste devant un support sur lequel est posée une grande affiche de la candidate. A  portée de main, une bouteille d’eau minérale est posée sur un tabouret. Le décor est enrichi par la présence de deux pots de fleurs posés de part et d’autre du fauteuil et d’une voûte de ballon de baudruche.  A droite comme à gauche, deux hôtesses s’occupent de ses petits besoins alors que derrière elle, c’est un policier au physique dissuasif qui assure sa sécurité. A un saut de Kangourou, deux autres policiers sont en faction afin d’enrailler toutes velléités d’agression. Place alors au message. C’est le président du comité d’organisation, Gildas Belogoun ,qui ouvre le bal des interventions. Il dénonce l’indifférence des politiques aux nombreux problèmes qui minent la société béninoise. C’est ce qui l’amène à porter son choix sur Me Marie Elise Gbèdo, une femme courageuse, intègre, patriote. « Gbèdo, c’est du vrai », s’est-il exclamé pour montrer la qualité de son candidat qui fait de la sécurité alimentaire sa priorité.   Tour à tour, Raïmath Djbril Moriba et Jules Nago, respectivement représentants des jeunes et des sages, se sont succédé au pupitre pour montrer les qualités de cette vaillante amazone. Mais c’est Me Cathérine Adénon, la très spectaculaire représentante des femmes donne les raisons pour lesquelles elle doit être soutenue. « Souvenez-vous de Fallonne, le cas de la fille d’Allada. Souvenez-vous de la fille du roi de kpomassè qui s’est fait brûler le sexe par sa fille. Souvenez-vous également de la femme vitriolée par son mari à Parakou. Dans sous ces cas, c’est Gbèdo qui a défendu leurs causes », a-t-elle affirmé pour montrer les bonnes œuvres de Me Marie Elise Gbèdo, avocate des pauvres. 12h40, un tonnerre d’applaudissement accueille la déclaration de la candidate. Au pupitre, elle se montre très touchée par les morts dans les hôpitaux pour fait de grève. «Je viens solliciter les suffrages du peuple béninois pour changer le changement », a-t-elle déclaré avant d’ajouter que «  Après Boni Yayi, une femme sera élu à la tête de ce pays. Et  cette femme, c’est moi Marie Elise Gbèdo ». Mais si elle a accepté d’être candidat, c’est pour soustraire nos populations du joug de la malnutrition. « Je m’engage à placer mon mandat sous le sceau de l’autosuffisance alimentaire, laquelle aura pour colonne vertébrale la sécurité alimentaire », a déclaré l’amazone aux destins de roseau. Mais il y a aussi des urgences auxquelles elle va s’atteler. Il s’agit de l’eau, l’énergie électrique, l’agriculture. Elle n’a pas manqué de faire un clin d’œil à la micro finance. « Je vais changer le visage de la micro finance ».Elle compte associer la micro assurance afin d’assurer les plus pauvres et garantir les micros crédits. Cette déclaration de candidature a connu la présence de Massiatou Lauriano Latoundji, ancien ministre, de Paterne Zinsou et de Joél Aîvo. De 2001 à ce jour, l’amazone vieillit mais sa conviction n’a pas pris de rides.