La Nouvelle Tribune

Violations des libertés publiques: la gouvernance de Yayi jugée arbitraire

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Le Front de défense de la démocratie (Fdd) a donné hier une conférence de presse à la Bourse du travail à Cotonou pour dire « Non  à la remise en cause des acquis de la    démocratie ».  Y ont pris part, les représentants des partis d’opposition comme l’Union fait la nation, la Coalition Abt, des organisations de défense des droits de l’homme et de la démocratie, et toutes les centrales syndicales. Le président du Fdd, Gaston Azoua, par ailleurs, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) a d’entrée condamné la gestion du pouvoir de Yayi qui, selon lui « frise l’arbitraire » : « Sous Yayi, la violation des libertés se perpétue comme si on est au Togo de Gnassigbé Eyadema. L’affaire Dangnivo  interpelle le Chef de l’Etat qui fait une fuite en avant dans ce dossier »,  a-t-il laissé entendre. Le secrétaire général de la Cstb fait savoir par ailleurs  que cette affaire interpelle tous les Béninois qui doivent se dire que « si aujourd’hui, c’est le tour de Dangnivo, demain c’est peut être mon tour ».

Dieudonné Lokossou,  secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin), a déploré, quant à lui,  que « même si nous nous réservons de nous prononcer sur les cas de malversation issus de la gestion du sommet de Cen-sad, et des affaires Icc-services,  les cas de violation se sont accrus sous Yayi ». Il a cité entre autres,  l’interdiction de la marche des centrales syndicales contre le gouvernement pour l’affaire Cen-sad et l’interdiction, obstinée de la marche de l’Odhp bien qu’elle a été autorisée. A son tour,  le secrétaire général de la Cgtb Pascal Todjinou a martelé que les centrales sont capables de paralyser le pays et cela ne saurait leur être interdit.

Le Fdd appelle le peuple à renforcer les comités de défense de la démocratie et exige la prise de décisions pertinentes pour organiser des élections transparentes.