La Nouvelle Tribune

André Dassoundo sur Canal 3 Bénin

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«Les députés Fcbe envisagent le dialogue avec le G13»
«Je pense qu’ils ont fait la politique pour pousser et le gouvernement et le parlement à une extrémité où il faut le dialogue » a déclaré hier dimanche 25 mai 2008, le premier vice président de l’Assemblée nationale, André Dassoundo, au cours de l’émission « Zone franche » de la télévision Canal 3 Bénin.
 Cette proposition qu’il a faite s’inscrit dans le cadre des crises enregistrées au parlement entre les députés du groupe Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et d’autres alliés constitués en un groupe dénommé  G13. Des tensions qui pourraient conduire à une éventuelle destitution de Mathurin Coffi Nago, président du parlement élu grâce à une alliance avec les députés devenus frustrés. Mais pour André Dassoundo, ce sont les professionnels des médias béninois qui parlent de destitution. Si non, entre eux députés de la cinquième législature quelle que soit la formation politique d’appartenance, il n’est pas question de destitution. Toutefois, il laisse « le temps au temps » et attend de voir le point de chute des affrontements au parlement. Des affrontements qui, pour l’honorable Dassoundo connaîtront bientôt une issue. En effet, il estime que des discussions éventuelles permettront d’y arriver. Il n’y a pas à son avis de crise au vrai sens du mot s’appuyant entre autres sur les contestations du rapport présenté vendredi dernier par Mathurin Coffi Nago. «Ce qui a été attaqué n’est pas le fond, c’est pour ‘’emmerder’’ » a-t-il déclaré avant de citer un député qui aurait affirmé que le rapport du président de l’Assemblée Nationale est satisfaisant mais pour des questions de solidarité à son groupe, il a dû voter contre. L’invité de « Zone franche » de ce dimanche est également intervenu sur  les soulèvements des militants Fcbe au lendemain de la proclamation par la Cena, des résultats des élections municipales, communales et locales des 20 avril et 1er  derniers. Il a avoué que ces mouvements ne sont guère téléguidés par les  dirigeants Fcbe. Il s’agit des actes spontanés liés à l’illettrisme de la population. Car dit- il, quand bien même nul n’est sensé ignorer la loi, la loi n’est pas connue de tout le monde. A cet effet il souhaite une vulgarisation des lois relatives aux élections au Bénin. Aussi, invite t-il les militants fcbe au calme pour que soit préservée la chose publique que par les voix légales confie t-il la fcbe a déjà déposé une multitude de recours à la cour.
Blaise Ahouansè