La Nouvelle Tribune

Blocage de l’étude du budget à l’Assemblée: Le gouvernement ouvert au dialogue

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« Le blocage de l’étude du projet du budget exercice 2011 ne fait du bien à personne ». C’est en ces termes que le ministre de l’économie et des finances, Idriss Daouda a reconnu l’inutilité de l’impasse autour de ce dossier. C’est pourquoi il estime que les deux partis, l’Exécutif et le Législatif doivent ramener la balle à terre.

Ce faisant, ils sauveront des intérêts de la Nation. Tout au long de l’émission, il n’a de cesse d’affirmer la volonté du gouvernement de maintenir le dialogue avec les députés. Car, il souhaite que le 31 décembre prochain, le projet de budget actuellement objet de discorde, puisse être voté pour permettre à l’Etat de continuer par fonctionner. Toutefois, il a rappelé que le gouvernement est suspendu à la décision de la Cour Constitutionnelle. Il faut rappeler que la crise dont il s’agit est née de la non intégration du budget du Parlement prenant en compte les 99 députés souhaités pour la prochaine mandature. Les députés avaient renvoyé les ministres Daouda et Koupaki afin qu’ils intègrent le vrai budget de l’Assemblée. Mais depuis lors, le gouvernement n’y est plus retourné. Les députés ont dû lancer un ultimatum à l’Exécutif qui a expiré la semaine passée.

Outre cette question principale du blocage de l’étude du projet du budget, il faut aussi faire remarquer qu’au cours de l’émission, le ministre a rassuré les Béninois de ce que les salaires ne manqueront pas d’être payés. Car, même si la situation financière est difficile, elle n’est pas compromise. D’après le ministre, le gouvernement béninois n’a plus de marge dans le budget pour satisfaire les réclamations des corps professionnels. Mais il estime que beaucoup de fonds ont été injectés dans le secteur des travailleurs. Ce qui fait que la masse salariale passe de 135 milliards F Cfa en 2006 à 270 milliards Cfa en 2011.